HABANA

 

Tout en veillant à la conformer à la vision du président de la République qui préconise des accords «gagnant-gagnant», y compris dans le secteur minier, une convention actualisée a été signée ce vendredi 26 février, à Libreville, entre l’État gabonais et la Compagnie industrielle et commerciale des mines de Hua Zhou (CICMHZ) pour la poursuite de l’exploitation du manganèse de Bembélé à Ndjolé.

Echange symbolique de parafeurs entre les deux membres du gouvernement et le DG de la CICMHZ, le 26 février 2021, à Libreville. © Com. ministère/Gabonreview

 

C’est une «convention minière gagnant-gagnant» répondant à la vision d’Ali Bongo dans le domaine de l’exploitation des ressources naturelles du pays qui a été signée ce vendredi, à Libreville. L’État gabonais représenté par le ministre des Mines, Vincent de Paul Massassa, et sa collègue ministre de l’Économie, Nicole Jeanine Lydie Roboty Epse Mbou, a actualisé le permis d’exploitation de la Compagnie industrielle et commerciale des mines de Hua Zhou (CICMHZ). Il s’agit, en réalité, de la première convention minière d’exploitation de manganèse révisée, en application du nouveau Code minier en République gabonaise. D’autant plus que c’est le 5 décembre 2007 que l’État avait accordé à l’opérateur chinois le permis d’exploitation minière n° G3-223 pour une durée de 10 ans avant de le renouveler en 2017.

Quatre ans après ce renouvellement, la société chinoise n’a pas boudé la révision de son contrat. Bien au contraire. Pour son patron, Fan Xiang, la cérémonie du jour était d’ailleurs «un grand évènement et un grand moment pour CICMHZ», d’autant qu’«elle a également une signification importante pour le développement durable de la société et pour l’initiative « Une ceinture et une route »».

Les engagements de la CICMHZ

«La participation au capital de l’État et le nouveau modèle fiscal, qui comprend le partage de production, permettent de renforcer une relation gagnant-gagnant entre l’État et la société», a déclaré le directeur général de la CICMHZ, tout en promettant de s’efforcer d’augmenter la qualité du produit et le chiffre d’affaires de sa société pour en faire bénéficier davantage le Gabon, notamment en créant plus d’emplois et d’opportunités afin de promouvoir la relance de l’économie locale et régionale.

«Nous nous engageons à effectuer toutes les activités d’exploitation conformément aux dispositions de notre convention minière et du Code minier, en respectant l’esprit de la convention, en assumant nos responsabilités et les obligations prévues dans celles-ci. Nous prenons toutes les mesures nécessaires aux fins de respecter nos obligations et engagements en matière de santé, d’hygiène et de sécurité environnementale », a-t-il encore promis.

Pour sa part, Vincent de Paul Massassa n’a pas manqué de saluer l’adhésion de la société chinoise à la réforme du Code minier gabonais de 2019, qui vise, entre autres, à accroître les revenus miniers de l’État et faire du secteur un véritable pilier du développement socioéconomique. Il a également rappelé la «solidarité remarquable» de la CICMHZ dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Covid-19 aux côtés du gouvernement. Un engagement qui a sans nul doute pesé dans l’aboutissement du jour.

 
GR
 

5 Commentaires

  1. Teddy dit :

    Je me demande pourquoi n’a t’on pas formé quelques gabonais pour gérer ce secteur de notre économie. A forcé de tout vendre à ces étrangers, que ça t’il rester de nos richesses ? Et combien gagne t’on en retour de ces minables contrats. En Afrique, nous n’avons même pas pu former encore des personnes capables de faire fonctionner des usines de ce genre, après 60 ans d’indépendance ? C’est honteux quand même de notre part.

    • GABONAIS LOCAL dit :

      L’objectif pour le pouvoir et ses soutien meme occidentaux n’est pas que des gabonais soient sur ce secteur d’activité sinon nous faisons fausse route. Depuis 50 ans la politique, le regime doit tout faire pour que des gabonais n’emergent pas dans l’economie. Regardez simplement autour de vous !!!! On fait semblant d’accuser des gabonais,…c’est une politique voulu et encouragée. Que sont devenus les Francois AVEYRA, MABIALAS,…même les voleurs du PDG en milliards n’ont pas pu investir dans des secteurs clés de l’economie parce que ca leur etait interdit…vous ne voyez toujours pas ?

  2. Jean .jacques dit :

    Teddy ta question est pertinente.Mais a une réponse.au Gabon ke seul métier c’est la politique pourquoi tous ses racailles qui font du bruit aujourd’hui certains sont des profs d’d’université mais revent d’être pdt.on forme les ing de mines ils vont insultes la famille Bongo qui ne veut pas les nomme au gvnment.

  3. Sylver ELLA dit :

    Lors de la première fameuse convention en 2007, nous étions 7 gabonais ingénieurs et techniciens supérieurs envoyés en Chine pour un stage de 1an à Guangxi. De retour au Gabon en Novembre 2008, la société avait refusé de nous embaucher, et l’Etat Gabonais n’avait aucune pression à l’entreprise. Accord gagnant gagnants….seul Dieu sait

  4. Sylver ELLA dit :

    Signer des conventions c’est une très bonne chose, mais le plus important c’est respecter les closes….lors de la première convention en 2007,nous étions 7 gabonais ingénieurs et techniciens supérieurs, envoyés à Guangxi en Chine pour un stage de 1an, sur le processus de production du manganèse. De retour au Gabon en Novembre 2008, la société n’a embauché aucun de nous jusqu’à maintenant, préférant travailler avec les manœuvres gabonais, pir l’état gabonais n’a mis aucune pression sur la société. Seul Dieu sait….abim te

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