Réunis à Libreville du 12 au 13 novembre 2025, les membres de la FAAPA ont évalué les mutations du paysage médiatique africain et les défis liés aux fake news. Entre professionnalisation, innovation et responsabilité, les agences de presse entendent s’affirmer comme des acteurs importants d’une information fiable et d’une narration africaine maîtrisée.

Membres de la FAAPA en séance de travail, le 14 novembre 2025. © D.R.

 

Ouverts le 12 novembre 2025, les travaux du 10ᵉ Conseil exécutif de la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA) se sont achevés le 13 novembre à Libreville. Organisée par l’Agence gabonaise de presse (AGP), la rencontre a permis aux participants de passer en revue le fonctionnement des agences, les difficultés rencontrées, les défis liés à la prolifération des fake news et les enjeux du traitement de l’information africaine.

Visite du siège de l’AGP par les participants de la Fédération. © D.R.

Durant 24 heures, les professionnels des agences de presse du continent ont échangé leurs expériences et partagé leurs bonnes pratiques. Face à une actualité souvent altérée ou déformée, les agences entendent désormais s’affirmer comme des acteurs importants pour restaurer l’image de l’Afrique et garantir une information fiable.

«Les agences de presse connaissent une mutation dans un environnement audiovisuel et médiatique qui se transforme à grande vitesse. Aujourd’hui, la question de crédibilité et de notoriété est un capital à préserver et à renforcer», a souligné Fausseni Dembélé, directeur général de l’Agence ivoirienne de presse et 1ᵉʳ vice-président de la FAAPA.

Être une source de crédibilité dans le flot d’information

Pour lui, les agences ont autant besoin de liberté et de conditions de travail adaptées que de responsabilité et de professionnalisme. «C’est cette exigence qui permettra aux agences d’être la source de crédibilité dans un flot d’informations ininterrompu, et d’aider nos États et nos populations à réussir la transition numérique», a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté de François Mara, directeur général de l’Agence guinéenne de presse, pour qui cette rencontre a offert l’occasion d’évaluer les performances et les profondes mutations à l’œuvre dans les agences du continent. «Aujourd’hui, nous sommes obligés de produire des contenus vidéo, de nous réinventer. Si nous ne le faisons pas, nous serons condamnés à fermer la maison et à mettre la clé sous le paillasson», a-t-il averti.

À l’heure où l’information circule à la vitesse de la lumière, il devient essentiel que l’Afrique parle d’une voix claire, qu’elle reprenne en main sa narration et qu’elle affirme sa vérité, apprend-on. Moderniser les méthodes de travail, innover, et promouvoir l’image d’un continent en pleine mutation : telles sont les missions que se fixe la FAAPA pour accompagner l’Afrique sur la voie d’une information crédible, forte et souveraine. Cette 10e édition s’est achevée par la visite du siège de l’AGP dans la commune d’Akanda.

 

 
GR
 

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