Le Gabon est présenté comme l’un des meilleurs sites au monde pour observer les baleines à bosse. Au mois de juin, ces cétacés sont des milliers à quitter l’Antarctique pour les eaux chaudes des côtes africaines. Ils s’installent au large du Gabon pour se reproduire, puis repartent en septembre avec leurs petits.

Un groupe de touristes parisiens observant une baleine à bosse au large du Gabon. © Capture d’écran/France 2

 

Mesurant habituellement environ 14 mètres de long et pesant en moyenne 30 tonnes, la baleine à bosse a choisi un endroit privilégié pour se reproduire : le Gabon, l’un des meilleurs sites au monde pour observer cette espèce de cétacés à fanon, réputée pour effectuer des sauts spectaculaires hors de l’eau. «C’est majestueux, c’est absolument incroyable, c’est super gracieux la manière dont ça se déplace», s’est émerveillée une touriste parisienne dans un documentaire sur France 2, le 23 octobre. 

«On n’a pas assez d’une vie pour tout voir finalement. C’est un camion de 30 tonnes qui sort de l’eau et qui retombe avec un bruit assourdissant», a confié un guide touristique franco-gabonais. «Ça donne des frissons à chaque fois, on ne s’en lasse pas», a ajouté Damien Zissman. Chaque été, le Gabon abrite l’une des plus grandes populations de baleines à bosse. Au mois de juin, elles sont des milliers à quitter l’Antarctique, direction les eaux chaudes des côtes africaines. 

Les cétacés s’installent au large de Madagascar et du Gabon pour se reproduire, puis repartent en septembre avec leurs petits. Pour préserver ces animaux, le pays a mis en place 20 zones maritimes protégées par des écogardes. «Pour mieux protéger un animal, la première chose c’est de savoir combien ils sont», a expliqué un chercheur de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). «Si on sait le nombre d’individus qu’il y a dans nos aires protégées, on peut aisément prendre des mesures», a ajouté Régis Kema-Kema.

Grâce aux données recueillies par les écogardes, les autorités pourront améliorer les programmes de protection de la faune marine. Justement, le Gabon s’est lancé le défi d’agrandir les réserves naturelles marines et protéger intégralement 30% de ces eaux d’ici à 10 ans.

 
GR
 

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