TATIE

Les fausses offres de logements se multiplient sur Internet. Ce phénomène qui s’installe allègrement fait déjà de nombreuses victimes sans que les autorités ne s’en émeuvent.

Les fausses offres de logements se multiplient sur Internet. © D.R.

 

L’essor des technologies de l’information et de la communication avec l’emprise de l’Internet et le déploiement du paiement par téléphone suscitent des vocations et favorisent le développement de la cybercriminalité. En effet, après le phénomène  de détournements d’argent depuis des portefeuilles électroniques, puis l’épargne en ligne baptisée «Coffre 2 Lux», l’heure semble avoir sonné pour l’éclosion sur la toile d’un nouveau corps de métier : «promoteurs de fausses annonces immobilières».

Ces maîtres escrocs sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux avec des offres immobilières alléchantes, de par leurs qualités et leurs coûts locatifs. Il sfont passer pour un propriétaire-bailleur ou agent immobilier, publiant des photos de maisons de l’intérieur jamais de l’extérieur. Ces maisons offrent des caractéristiques intéressantes (dans la barrière, sécurisées, en bordure de route, eau et courant individuel…) et à des prix situés souvent très loin en dessous des prix pratiqués sur le marché, défiant toute concurrence.

Ces maisons offrent des caractéristiques intéressantes (dans la barrière, sécurisées, en bordure de route, eau et courant individuel…). © D.R.

Une fois qu’un éventuel locataire se manifeste, le prétendu propriétaire indique par téléphone qu’il se trouve malheureusement hors de la ville, mais propose de se faire représenter par son agent pour que le candidat puisse visiter le bien. Il exige cependant pour cela, une caution d’un montant correspondant à deux mois de loyer. Une fois l’envoi effectué, l’arnaqueur cesse toute communication et disparaît dans la nature.

Deuxième mode opératoire, l’usurpation d’identité grâce à de fausses annonces destinées à escroquer sans se faire arrêter. Ici, l’arnaque porte sur des appartements meublés à court, moyen et long terme situés dans des quartiers huppés de la capitale. Le principe est simple. Les clients contactent directement le gestionnaire sur son WhatsApp, puisqu’il leur est demandé d’envoyer l’argent pour la réservation par mobile money sans visite préalable des lieux. Seules quelques photos leur sont envoyées. Et lorsque les clients s’aperçoivent qu’il s’agit d’une arnaque, ils sont automatiquement bloqués et le maître escroc procède au changement d’identité sur Facebook. Pour les victimes, il est quasi impossible de se faire rembourser.

 
GR
 

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