Fausses annonces immobilières et usurpation d’identité : retour au gnouf pour Axel après plus de 400 plaintes
Interpellé à Meyang, dans le premier arrondissement de Ntoum, Axel B.M.W., 41 ans, est soupçonné d’être au cœur d’un vaste réseau d’escroquerie et d’usurpation d’identité. Le mis en cause, qui se serait fait passer pour un gendarme ou un policier pour soutirer de l’argent à des personnes à la recherche de logements ou de terrains, est par ailleurs un repris de justice, déjà condamné 10 ans plutôt pour des faits similaires à Franceville.

Âgé de 41 ans, Axel B.M.W. est soupçonné d’avoir participé à un vaste réseau d’escroquerie et d’usurpation d’identité à Libreville (capture d’écran). © Gabon 1ère
Les éléments de la Direction des investigations, en collaboration avec les agents de la Direction générale des recherches (DGR), ont interpellé à Meyang, dans le premier arrondissement de Ntoum, un Gabonais présenté comme un maillon important d’un réseau présumé d’escroquerie.
Âgé de 41 ans, Axel B.M.W. est soupçonné d’avoir participé, avec plusieurs complices présumés, à des opérations frauduleuses reposant notamment sur l’usurpation de l’identité de membres des forces de sécurité. Il devrait répondre des faits qui lui sont reprochés devant les autorités compétentes.
De fausses annonces sur Facebook
Selon le compte rendu diffusé par Gabon 1ère, le réseau présumé aurait principalement recours à Facebook pour attirer ses victimes. De fausses annonces proposant des maisons à louer ou des terrains à vendre à des prix particulièrement attractifs seraient ainsi publiées sur le réseau social.
Une fois le contact établi, Axel B.M.W. aurait pour rôle de mettre les victimes en confiance en se présentant tantôt comme un gendarme, tantôt comme un policier. Il se serait également présenté comme le fils du propriétaire du bien proposé.
Après une première prise de contact, une visite du logement ou du terrain était organisée afin de conforter la victime dans sa démarche.
Le paiement, dernière étape du stratagème
Le scénario présumé se poursuivait avec l’intervention d’un autre membre du réseau, présenté comme un parent et le véritable propriétaire du bien. Celui-ci entrait à son tour en contact avec la victime pour lui réclamer un paiement, notamment par le biais d’Airtel Money.
Une fois les fonds transférés, les présumés escrocs auraient cessé de répondre aux appels. La carte SIM utilisée pour la transaction était ensuite détruite, rendant plus difficile toute tentative de retrouver les auteurs présumés.
Le même mode opératoire aurait été utilisé dans des transactions frauduleuses portant sur la vente de terrains.
Un repris de justice déjà condamné
Les investigations auraient par ailleurs permis d’établir qu’Axel B.M.W. n’en serait pas à sa première affaire judiciaire. Le quadragénaire aurait déjà été condamné à trois années d’emprisonnement, de 2016 à 2019, à Port-Gentil, pour des faits similaires. À sa sortie de prison, il aurait poursuivi ses activités présumées à Franceville, avant de regagner le Grand Libreville.
Selon les informations rapportées par nos confrères, plus de 400 plaintes auraient été enregistrées à son encontre au commissariat de Nzeng-Ayong. Plusieurs victimes présumées seraient notamment liées à une fausse annonce concernant une maison située à proximité de ce commissariat.
L’interpellation d’Axel B.M.W. devrait permettre aux enquêteurs de remonter la piste des autres membres présumés de ce réseau et d’établir leur niveau d’implication respectif. Les investigations se poursuivent notamment pour déterminer l’ampleur exacte des opérations frauduleuses et identifier les éventuels complices. Le mis en cause, qui bénéficie de la présomption d’innocence, devra répondre des faits qui lui sont reprochés devant les autorités compétentes.
















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