En procédant à la clôture du Forum sur le financement des industries gabonaises ce vendredi 22 mars à Libreville, le ministre de l’Industrie a proposé quelques pistes de solution devant permettre de faire décoller un secteur dont les acteurs locaux ont de plus en plus de mal à accéder aux financements.

Le ministre de l’Industrie échangeant avec une responsables d’unité industrielle au terme des travaux. © D.R.

 

François Mbongo Rafemo Bourdette prononçant son discours de clôture. © D.R.

Ouvert 24 heures plus tôt, le Forum sur le financement des industries gabonaises s’est achevé ce vendredi 22 mars à Libreville. À la suite des échanges parfois houleux entre les industriels et les représentants des institutions financières et des établissements bancaires, la tutelle a fait quelques propositions devant permettre au secteur de décoller au moment où ses principaux acteurs se plaignent de plus en plus du difficile accès aux financements, principal frein au renforcement et à l’industrialisation du Gabon. Se disant conscient qu’«un pays ne peut se développer sans un réel tissu industriel», François Mbongo Rafemo Bourdette a, d’une part, invité les responsables d’unités industrielles à s’«investir davantage pour une industrie gabonaise plus forte et plus compétitive», notamment à travers l’élaboration de business plans cohérents et la tenue d’une comptabilité régulière.

Le ministre de l’Industrie a, d’autre part, exhorté les différents véhicules de financement à reconnaître les critiques relatives aux taux d’intérêt jugés trop élevés pratiqués notamment par les banques commerciales. «Nous avons tous pu constater, lors des échanges des différents panels que le problème d’accès au financement des projets industriels reste entier», a-t-il rappelé, estimant néanmoins que «les responsabilités sont partagées»

Aussi, le membre du gouvernement propose-t-il aux différentes parties de signer trois conventions : la première avec l’Ordre national des experts-comptables «pour la mise en place d’un tarif préférentiel en vue de l’accompagnement des entreprises industrielles», la deuxième avec les Banque mondiale, la Bad, la BDEAC et l’Onudi «pour la mise en place d’un fonds d’appui d’industrialisation du Gabon et le renforcement des fonds existants» et la troisième avec les établissements bancaires «pour la mise en place d’un fichier aux conditions privilégiées pour les industries». Il préconise également, entre autres, l’élaboration d’un fichier renseignant sur l’ensemble des industriels qui contiendrait les projets et les besoins en financement adressés aux partenaires au développement, aux établissements bancaires et financiers privés et publics.

Moment des échanges entre fonciers et industriels. © D.R.

«L’organisation de ce forum n’est qu’un moyen parmi tant d’autres pour résoudre la question sur le financement des industries, a estimé le patron de l’Industrie au Gabon. J’encourage donc l’ensemble des organismes de financement publics et privés à vulgariser leurs mécanismes et à recueillir les besoins des porteurs de projets à qui j’exhorte à la persévérance et à la responsabilité, car il n’y a pas de succès sans sacrifice.» 

 
GR
 

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