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Plus de deux mois après le lancement du «Fonds ResiliArt Covid-19 Unesco Gabon», les 11 candidats retenus par le jury de la Fédération culturelle et artistique « Samba » ont restitué ce jeudi 24 décembre leurs différents projets visant à sensibiliser les populations sur la pandémie du Covid-19 et la nécessité du respect des gestes barrières. Initiateur de ce fonds, le bureau gabonais de l’Unesco s’est dit totalement satisfait du résultat.   

Les membres du comité d’organisation, le 24 décembre 2020, à Libreville. © Gabonreview

 

Moments de l’atelier de restitution. © Gabonreview

Onze semaines après l’ouverture de l’appel à candidatures visant à impliquer les acteurs culturels gabonais dans la sensibilisation de la population sur la pandémie du Covid-19 et le respect des gestes barrières, les 11 candidats dont les projets avaient été retenus ont officiellement livré leurs travaux ce jeudi à l’occasion d’un atelier de restitution organisé par la Fédération culturelle et artistique «Samba» au Musée national des arts et traditions du Gabon. C’était en présence de Thierry P. Nzamba Nzamba, l’administrateur du programme Culture au Bureau Unesco de Libreville, qui s’est dit «très satisfait et intéressé» que les lauréats soient parvenus à matérialiser leurs différents avec le peu de moyens financiers mis à leur disposition dès fin octobre dernier.

Le 6 octobre en effet, l’Unesco et son partenaire « Samba » avaient mis sur la table 20 000 dollars US, soit environ 11 millions de francs CFA, pour le financement des projets culturels et artistiques allant dans le sens de la lutte contre le coronavirus au Gabon. «Nous attendions en réalité 27 candidatures, mais pour des raisons liées à la pertinence et au respect des critères définis au préalable, seulement 11 ont été retenus. Nous sortons de là avec beaucoup d’enseignements et un certain nombre de recommandations», a déclaré Thierry Ndoumou Loudy, responsable de la fédération «Samba».

Tout en indiquant que l’enveloppe de 500 000 FCFA promise à chaque candidat pour la réalisation de son projet a été revue à la hausse, Naneth Nkoghé, membre du jury, s’est dite elle aussi satisfaite du résultat. D’autant que, selon elle, la participation des femmes à l’appel à candidatures a été remarquable. «Les femmes ont participé de plusieurs manières différentes. Au niveau des projets, elles étaient à tous les niveaux, aussi bien en tant que porteuses de projets que cibles de ceux-ci», a précisé la patronne de l’ONG Cauris Sage, qui a estimé à 60% le taux de participation des femmes.

Des recommandations  

La chanteuse gabonaise a tout de même reconnu quelques difficultés durant ces 11 dernières semaines, notamment dans la disponibilité des candidats en raison de la pandémie qui impose une limitation des déplacements et surtout par rapport à l’absence de maîtrise de plusieurs artistes des rouages relatifs aux appels à candidatures. Aussi, pour le compte du comité d’organisation, a-t-elle invité l’Unesco à accompagner davantage les acteurs culturels gabonais.

La fédération Samba souhaite en effet que les artistes gabonais bénéficient de formation devant leur permettre de prendre part aux différentes initiatives du même genre ou autres, y compris au niveau international. La fédération invite également l’organisme onusien à maintenir l’équipe d’organisation et à multiplier les initiatives au profit des artistes gabonais.

S’il a promis de transmettre le rapport à ses supérieurs au bureau local de l’Unesco, Thierry P. Nzamba Nzamba n’a pas moins assuré que des réflexions ont d’ores et déjà été lancées pour définir la suite à donner à cet atelier de restitution. Il envisage déjà de mener une campagne plus large contre le Covid-19 grâce aux œuvres produites.

 
GR
 

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