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De la danse au théâtre, en passant par la chanson et la bande dessinée, une dizaine de projets ont déjà été retenus par la Fédération culturelle et artistique « Samba », dans le cadre du «Fonds ResiliArt Covid-19 Unesco Gabon», lancé trois semaines plus tôt dans le but de permettre aux artistes gabonais de sensibiliser contre le coronavirus.

Les 11 candidats retenus dans le cadre du «Fonds ResiliArt Covid-19 Unesco Gabon», le 28 octobre 2020 à Libreville. © D.R.

 

Trois semaines après le lancement à Libreville de l’appel à candidatures, le «Fonds ResiliArt Covid-19 Unesco Gabon» tient ses bénéficiaires. Il s’agit de 11 artistes et opérateurs exerçant dans le domaine de la culture qui, à la faveur de la réunion d’information organisée mercredi 28 octobre par l’ONG culturelle «Samba» au Musée national de Libreville, ont présenté à l’oral leurs différents projets. Ceux-ci cadrent notamment avec l’objectif de l’aide financière mise à disposition par la Bureau de l’UNESCO au Gabon : la sensibilisation sur la pandémie de Covid-19.

Ainsi, la dizaine de projets retenue porte sur diverses disciplines culturelles : la danse comme vecteur de sensibilisation, des mini-pièces théâtrales avec les jeunes de Lébamba, des courts-métrages en 10 langues du Gabon, la création de cartes postales numériques rappelant les différents gestes barrières par des femmes, l’élaboration d’un livret sur la connaissance du virus et les moyens de s’en prémunir, la production d’une chanson intitulée «Covid-19, ennemi commun», la production d’une websérie d’humour décalé intitulée «Le Dr Émeraude», la publication d’une bande dessinée sur l’histoire de la propagation du virus, la conception de jeux de mots autour du coronavirus, la conception de spots d’animation en 3D et la sensibilisation dans une radio communautaire de l’Ogooué-Ivindo.

Thierry P. Nzamba Nzamba (assis) et le président de l’ONG « Samba », le 28 octobre 2020. © D.R.

L’originalité et la diversité ont primé

Si Nanette Nkogue, membre de l’ONG Samba, n’a pas manqué de relever quelques manquements dans la présentation des projets par plusieurs candidats, elle ne les a pas moins félicités pour leur originalité. «Certains projets ont été recalés à cause de plusieurs manquements observés. Même si quelques défauts ont également été observés dans les projets retenus, ceux-ci ont particulièrement attiré l’attention du jury par leur originalité», a-t-elle adressé aux candidats, tout en fixant la date limite des corrections au 30 novembre prochain.

Pour sa part, l’administrateur du programme Culture au Bureau UNESCO de Libreville, Thierry P. Nzamba Nzamba s’est félicité de ce que les 11 projets retenus soient issus de disciplines culturelles et de localités diverses. Il n’a pas peu apprécié que plusieurs femmes aient postulé dont certaines ont été retenues dans le cadre de ce fonds, dont le premier décaissement (50 à 70% du montant attribué) se fera à la suite de la signature des contrats par les porteurs de projets. Chaque projet bénéficie de 1000 USD, soit environ 500 000 FCFA, précisent les initiateurs du fonds.

 
GR
 

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