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La troisième et dernière réunion technique des chercheurs en sciences sociales, s’est ouverte le 14 septembre. Elle porte sur les recommandations d’actions urgentes à proposer aux ministres lors du forum du 30 septembre prochain, en vue de relever le défi de la pauvreté dans la sous-région aggravée par la pandémie de Covid-19.

Malgré l’abondance de ressources naturelles dans les pays, d’Afrique centrale, les dirigeants éprouvent des difficultés à éradiquer la pauvreté. © D.R.

 

Les chercheurs en sciences sociales des pays de l’Afrique centrale sont réunis en visioconférence depuis le 14 septembre, pour émettre des recommandations d’actions urgentes aux ministres, en vue de relever le défi de la pauvreté dans la sous-région aggravée par la pandémie de Covid-19.

Organisée par l’Unesco, en partenariat avec le ministère des Affaires sociales et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), cette rencontre technique en ligne des experts en sciences sociales, prévue sur 48 heures, vise à cerner les stratégies de résilience d’un groupe et de les généraliser. Par ailleurs, elle va explorer des précédentes stratégies développées, d’identifier leurs limites et proposer des améliorations.

Au cours de cette réunion, en l’absence des représentants de la Centrafrique, les délégations des pays de la sous-région ont partagé leurs expériences dans la lutte contre la pauvreté et la gestion de la crise du Covid-19. Ces expériences ont montré l’importance pour les politiques de recourir aux «sciences sociales pour relever le défi de la pauvreté en Afrique centrale aggravée avec la crise sanitaire actuelle», thème du forum ministériel du 30 septembre prochain.

Il ressort de ces discussions que malgré l’abondance de ressources naturelles dans ces pays, les dirigeants éprouvent des difficultés à éradiquer la pauvreté. Seul un petit nombre se démarque avec des programmes et/ou plans d’inclusions sociales à partir d’études réalisées pour réduire progressivement le niveau de pauvreté sur le long terme.

De l’avis des participants à cette réunion technique, si malgré la disponibilité de ces riches ressources, la pauvreté y sévit encore, et davantage qu’ailleurs dans le monde, ce sont les qualités des politiques publiques qui sont en cause. Pour ces pays, relever le défi de la pauvreté est aujourd’hui une urgence accrue du fait de la pandémie de Covid-19. Car tous les pays sont unanimes que la crise est venue réduire les efforts de lutte contre la pauvreté et a accéléré la vulnérabilité des populations.

La vocation du Programme intergouvernemental pour la Gestion des transformations sociales (MOST) de l’Unesco, créé en 1994, est de promouvoir  et développer la recherche comparative internationale pertinente pour l’élaboration des politiques publiques. Il s’agit d’apporter un soutien aux États membres de l’Unesco dans l’amélioration des processus de prise de décisions, à travers une interface renforcée entre la recherche, notamment en sciences sociales et en politiques publiques.

 
GR
 

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