Le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, Franceville, suscite une inquiétude croissante avec la multiplication des découvertes macabres ces derniers temps. Le 1er octobre, au lever du jour, le corps sans vie de Cyrille Lebounda Lekogo a été retrouvé à l’intérieur du camp de la Sécurité pénitentiaire, sis au quartier Yéné, dans le 4e arrondissement. 

La dépouille de Cyrille Lebounda Lekogo enlevé après son décès au Camp de Yéné. © D.R.

 

Un agent retrouvé mort dans l’enceinte du camp pénitentiaire. Âgé de 49 ans, le «maton», agent de la Sécurité pénitentiaire, vivait dans ce camp, selon des sources judiciaires. Ces derniers temps, il faisait face à des problèmes de santé qui auraient conduit les professionnels de santé à lui interdire la consommation d’alcool et de tabac. Une prescription que le gardien de prison n’aurait, semble-t-il, pas respecté. Toutefois, les sources consultées s’abstiennent d’établir un lien direct entre son état de santé précaire et le fait que Cyrille Lebounda Lekogo continuait à boire et à fumer.

Mis au courant, les gendarmes de Mbaya et le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Franceville se sont rendus sur place pour le constat d’usage. Une enquête a été ouverte, comme à l’accoutumée, afin de déterminer les causes exactes du décès.

La mort de cet agent attriste ses collègues et frères de corps, dans un contexte où Franceville traverse une série de faits divers préoccupants. Le quartier Yéné, où se trouve le camp de la Sécurité pénitentiaire, est également connu pour abriter la prison centrale de Franceville, lieu de détention de plusieurs responsables des affaires criminelles récentes dans la région.

 

 
GR
 

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