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À quelques semaines de l’organisation de la 4e édition du festival «Gabon 9 provinces» qui se déroulera sous format virtuel cette année, plusieurs artistes musiciens parmi lesquels le rappeur Franck Ba’ponga ont déjà annoncé qu’ils n’y participeront pas, appelant à l’adoption du statut de l’artiste gabonais dont le texte est au Parlement depuis plusieurs années.

Plusieurs artistes envisagent de boycotter le festival « Gabon 9 provinces ». © Facebook

 

Annoncé pour le mois d’octobre prochain sous le format virtuel par respect des mesures gouvernementales interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes, le festival «Gabon 9 provinces» pourrait ne pas rassembler du monde cette année, contrairement aux éditions précédentes. Plusieurs artistes de renom pourraient ne pas y prendre part, à l’instar du rappeur Franck Ba’ponga ou le groupe Kifra-L qui annoncent ce vendredi 25 septembre leur boycott.

Sur les réseaux sociaux en effet, ces dernières heures, plusieurs artistes musiciens parmi les plus en vue sur la scène nationale (FANG, Mc Bright, Don’zer, Sarah Castellani, etc.) ont posté et encouragé à partager une affiche pour le moins équivoque dans laquelle on peut lire : «Gabon 9 provinces, j’y serai pas». En dessous de ce refus assumé de participer à la 4e édition de ce plus grand festival du pays habituellement organisé en août depuis 2017, apparaît tout aussi clairement la raison de leur appel au boycott : l’absence du statut de l’artiste gabonais.

Un projet oublié au Parlement

Refusant de participer à la prochaine édition du festival dont le thème retenu est «Je suis Gabonais, j’appartiens aux 9 provinces de mon pays», ces artistes estiment que «le statut de l’artiste est plus important que le cachet». Or, depuis plusieurs années, les artistes gabonais n’ont pas cessé de réclamer un statut permettant de reconnaître leur activité.

Le projet, sans cesse sorti puis remis dans les tiroirs de l’Assemblée nationale et au Sénat, est en souffrance depuis de longues années au Parlement. Très peu d’élus semblent préoccupés par la situation de quasi-précarité, voire de mendicité de l’artiste gabonais, qui ne parvient toujours pas à vivre de son art après 60 ans d’indépendance du pays. Sans nul doute que l’initiative de ce boycott fera écho. Du moins, ils l’espèrent.

 
GR
 

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