Il ne se passe plus de jour sans qu’un meurtre n’alimente la rubrique fait divers des médias au Gabon. Le dernier en date, après le quadruple assassinat de Franceville, est le meurtre d’un orpailleur burkinabé de 45 ans, à Ndjolé, dans la province du Moyen-Ogooué.  Son jeune frère âgé d’une trentaine d’années lui a ôté la vie. Interpellé par les gendarmes de la Brigade Setrag de la ville, il invoque une brouille née d’une mésentente sur leurs horaires de travail.

Vue de Ndjolé, la ville du drame. © D.R.

 

Au regard des faits divers alimentant, ces dernières semaines, les pages faits divers des journaux, au Gabon, on est en droit de dire que la furie meurtrière gagne le pays. Alors que l’espoir reposait sur le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) quant à l’annihilation des comportements déviants, le curseur de la déshumanisation semble plutôt s’envoler. À Ndjolé, dans la province du Moyen-Ogooué, Abdoul Razak Bahire, 31 ans, a ôté, sans vergogne, la vie à la machette, à son aîné, Joseph Tougma, 45 ans, à la suite d’une banale discussion. 

Il a décapité son frère à cause d’une dispute qui a éclaté entre les deux orpailleurs, alors qu’ils revenaient d’une dure journée de labeur. Le quotidien L’Union de ce mercredi 24 janvier relate ce fait divers nécrologique qui s’est déroulé, le 20 janvier dernier, dans une forêt située, à près de 90 km, du village Engongom. 

De retour du site où ils ont passé la journée à travailler, Abdoul Razak Bahire et Joseph Tougma ont entamé un échange concernant les horaires de travail. Le premier faisant remarquer à son aîné qu’il n’était pas d’accord sur les changements d’heures de travail tel qu’il le faisait. Toute chose, raconte le présumé meurtrier à la brigade, qui n’aurait pas plu à Joseph Tougma. Furieux, a-t-il indiqué, son aîné qui marchait avec une machette en main aurait commencé à le frapper au visage. 

C’est ainsi qu’est née une violence inouïe qui allait coûter la vie à ce quarantenaire. En effet, Abdoul Razak Bahire raconte, selon notre confrère, avoir réussi à maitriser son grand-frère au sol. Ayant réussi à récupérer l’arme blanche, il n’a pas hésité à frapper plusieurs coups au niveau du cou jusqu’à la décapitation.

Après son forfait, il a dissimulé les deux parties du corps qu’il venait de séparer. Puis, il est tranquillement rentré au village. Sauf que le lendemain, en allant au travail, d’autres orpailleurs vont découvrir les restes de leur collègue. Ils ameuteront le voisinage et Abdoul Razak Bahire sera interpellé.

Joseph Tougma a été immédiatement inhumé vu que sa dépouille commençait à se détériorer. Pendant ce temps, entre les mains des gendarmes, son frère se défend disant qu’il n’avait pas commencé cette altercation qui a conduit à mort d’homme. Il a été placé sous mandat de dépôt et sera présenté à la justice dans les jours à venir.

 
GR
 

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