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En dépit des accusations de pollution portées ces derniers jours par des organisations de la société civile gabonaise sur la compagnie pétrolière franco-britannique, le gouvernement lui a récemment renouvelé sa confiance en signant avec elle un avenant à la convention qui la lie au Gabon.  

Des fûts censés contenir des preuves de la pollutions de Perenco dans l’Ogooué-Maritime. © Facebook/Georges Mpaga

 

© Facebook/B.C. Rekoula

Se présentant aux yeux du monde comme un des plus grands protecteurs de la nature, le Gabon aurait-il néanmoins décidé de passer sous silence les agissements de Perenco ? À moins qu’une enquête indépendante ayant permis de disculper l’opérateur pétrolier ait été menée au préalable, la signature, le 9 octobre, de l’avenant 2 à la convention liant l’État gabonais à cette compagnie qui se propose de «développer le secteur hydrocarbures au Gabon» se justifie mal. D’autant que ces derniers jours, des organisations de la société civile au Gabon, dont le ROLBG, accusent la compagnie de polluer ses sites d’exploitation ?

C’est notamment le cas dans la lagune Nkomi où, images de drone à l’appui, l’activiste Bernard Christian Rekoula a évoqué le week-end écoulé une «fuite de pétrole brute en pleine nature, en pleine mangrove», dont il tient Perenco pour responsable. À en croire ce membre de l’ONG internationale Tournons la page, «des échantillons de brute, de terre, d’eau, pollués ont été prélevé et filmés devant témoins et expédiés pour analyse».

En attendant les résultats de ces analyses et la réaction de la compagnie pétrolière et même celle des autorités gabonaises à travers le ministère en charge du Pétrole à la suite d’accusations aussi graves, Perenco fait déjà l’objet d’une pétition lancée récemment sur le site dédié Change.org par Georges Mpaga. Le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) accuse l’entreprise de mener des «activités mafieuses qui se caractérisent par de nombreuses violations des normes juridiques qui entourent les activités extractives au Gabon notamment les codes des hydrocarbures et de l’environnement, de même que la norme ITIE, ainsi que la Convention des Nations Unies contre la corruption et celle de l’OCDE relative à la corruption des agents publics étrangers».

 
GR
 

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