HABANA

Si le pouvoir assure que le chef de l’Etat vaque tranquillement à ses occupations et devrait, logiquement, être candidat à sa propre succession en 2023, certains éléments laissent penser qu’il n’en sera rien. A l’instar de la santé d’Ali Bongo et plus récemment, la modification contestée de la Constitution.

Ali Bongo sera-t-il candidat en 2023 comme en 2016, où est-ce une vue de l’esprit. © Le Monde

 

Ali Bongo sera-t-il candidat à sa propre succession en 2023 ? En temps normal, la question ne se poserait pas. Mais cette interrogation découle évidemment des soucis de santé du chef de l’Etat, survenus avec son Accident vasculaire cérébral (AVC), le 24 octobre 2018 à Ryad, en Arabie Saoudite. Depuis cette date, en effet, le fils d’Omar Bongo semble moins investi ou présent dans certaines tâches inhérentes à ses fonctions, laissant dire à ses détracteurs et à l’opposition qu’il n’est plus en capacité de diriger le Gabon. Ce qu’a toujours démenti, bien évidemment, la présidence de la République, le gouvernement et tous les soutiens d’Ali Bongo parfois par l’invective, ou par une campagne de communication rondement menée, montrant parfois un Ali Bongo ragaillardi et occupé à la tâche.

Toutefois, un élément nouveau est venu contrebalancer ces justifications et mises en scène parfois maladroites : la modification constitutionnelle. Celle-ci consacre notamment l’impunité du président de la République dès la cessation de ses fonctions, évoquant également de manière explicite la vacance du pouvoir de ce dernier en identifiant le collège de ses trois intérimaires. Cet élément crucial et inattendu a laissé dire à certains observateurs qu’Ali Bongo s’apprête clairement à faire ses adieux au pouvoir, à deux ans de la fin de son mandat. Si cette hypothèse devait s’avérer exacte, le chef de l’Etat donnerait raison à l’opposition et à ses détracteurs qui affirment à cor et à cri depuis deux ans, qu’il n’est plus en état de diriger. Dans ce cas, «Ali 2023» serait clairement une utopie.

Par ailleurs, si le chef de l’Etat venait à jeter l’éponge, cela soulèverait une autre question : qui pour le remplacer ? Pour assurer l’intérim de fonction présidentielle, la Constitution «nouvelle» prévoit un collège composé des présidents des deux chambres du Parlement et du ministre de la Défense nationale. Après cet intérim, il faudra bien désigner le candidat qui représenterait le régime à l’élection présidentielle de 2023. Ce qui devrait certainement déchainer les passions, et peut-être créer des tensions, pour trouver l’«heureux élu». Cette question pourrait également se poser dans le camp d’en face, celui de l’opposition, dans l’hypothèse d’une candidature unique. En tenant compte de tous ces scénarii, la présidentielle 2023 s’annonce à la fois palpitante et excitante.

 
GR
 

9 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Tout est déjà ficelé par la saloperie appelée Quai d’Orsay pour nous faire croire que le défunt Ali Bongo va encore se représenter. Mais en réalité, ces CONNARDS de cette pourriture de Quai d’Orsay savent déjà qui ils souhaitent mettre sur selle comme nouvelle marionnette.

    Il nous faut arrêter cette énième mascarade de la France qui continue à s’imaginer jouer avec des « singes ». A Ntare Nzame !!

    Gabonaises et gabonais, le temps du sursaut PATRIOTIQUE est arrivé. Nous avons à défendre une terre: pas n’importe quelle terre. Notre terre, notre PATRIE tant convoitée par les étrangers. Faisons ça pour nos enfants et petits enfants SVP.

    LE QUAI DORSAY

  2. Serge Makaya dit :

    Tout est déjà ficelé par la saloperie appelée Quai d’Orsay pour nous faire croire que le défunt Ali Bongo va encore se représenter. Mais en réalité, ces CONNARDS de cette pourriture de Quai d’Orsay savent déjà qui ils souhaitent mettre sur selle comme nouvelle marionnette.

    Il nous faut arrêter cette énième mascarade de la France qui continue à s’imaginer jouer avec des « singes ». A Ntare Nzame !!

    Gabonaises et gabonais, le temps du sursaut PATRIOTIQUE est arrivé. Nous avons à défendre une terre: pas n’importe quelle terre. Notre terre, notre PATRIE tant convoitée par les étrangers. Faisons ça pour nos enfants et petits enfants SVP.

    LE QUAI D’ORSAY NE DOIT PAS PASSER CETTE FOIS CI AVEC SA MASCARADE ÉLECTORALE QU’ELLE NOUS POMPE DEPUIS LA PSEUDO INDÉPENDANCE DE 1960.

  3. SERGE MAKAYA dit :

    Par contre, il peut toujours espérer être chef d’un Etat du Royaume de LUCIFER où il se trouve actuellement avec Omar Bongo des plateaux Batékés. A Ntare Nzame ! Que BON débarras de ces deux DÉMONS.

  4. Moi même dit :

    Dis donc Sergio: Un constat, tout comme toi, je ne suis pas BONGOISTE et ne le serai jamais, j’ai autre chose à faire que de me pencher sur certains actes de notre Cher Ali par contre, j’ai remarqué, depuis très longtemps qu’il te traumatisme, tu dois faire de sacrés cauchemards, la nuit en dormant, en pensant à lui, tu dois avoir de sacrés maux de tête, tu dois te cogner la tête contre un mur pour que passe. un conseil gratuit: fais toi psychanaliser ou passe à autre chose sans quoi tu risqueras d’y laisser ta santé à défaut, ta peau. Bonne fin d’année quand même.

  5. Lavue dit :

    Il est un peu trop bavard notre ami Serge MAKAYA du Grand Nord. Il occupe tout l’espace avec ses vérités sans consistances.

    Il faut commencer par imaginer des choses réalistes et proposer des alternatives au peuple. Dans l’opposition qui pourrait-on pousser par exemple? Doit-on continuer à soutenir PING qui revendique sa victoire de 2016? Comment faire individuellement pour que nos parents présents dans le PDG ne soient pas toujours les grands complices des mascarades qui s’annoncent. Voilà quelques réflexions qu’il faut partager avec les lecteurs de Gabonreview, au lieu de nous rabâcher le QUAI D’ORSAY à longueur de jours.
    C’est pas le Quai d’Orsay qui a dit aux députés et sénateurs de voter la modification de la constitution. C’est l’appât du gain. Ils ont tous toucher leurs enveloppes. Le reste ils s’en moquent. Ce sont des irresponsables. Incriminer le Quai d’Orsay c’est bien mais la stratégie interne pour espérer un changement est importante. Ce serait mieux d’avancer des idées dans ce sens.
    Merci

    • Serge Makaya dit :

      Merci mon fils « Lavue ». Mais je ne crois pas que tu connais plus que moi la duplicité des français. Je persiste et signe qu’il n’y a pas plus hypocrites au monde que les français. A Ntare Nzame !! Si tu crois que ces gens te considèrent comme un homme, detrompe toi. Même Omar Bongo des plateaux batekes en a beaucoup souffert avec la duplicité de ces gens. Et im savait aussi le leur rendre, car il était devenu extrêmement rusé.

      Posez vous simplement la question de savoir pourquoi certains pays colonisés par des pays autres que la France s’en sortent mieux (le Ghana – le Maroc – l’Algérie – le Nigéria – le Botwsana – la Namibie – Etc.) ? Les français ne veulent pas qu’on se lève. Ils veulent qu’on restent des éternels mendiants. Et ça, c’est INACCEPTABLE.

  6. Bassomba dit :

    Pour ma part, je ne pense pas que Ali 2023 soit définitivement écarté, les changements constitutionnels ont été faits pour au cas où il n’y aurait pas de 2023 pour Ali.

  7. azerty dit :

    Quid des musulmans qui ne veulent pas lacher la PR pour continuer à faire leur commerce tranquille en corrompant la Douane …

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