HABANA

 

Le président de la Société gabonaise de suivi-évaluation des politiques publiques (Sogeval) a été élu, le 1er mai à Akanda, 4e représentant de la société civile au sein du Groupe d’intérêt de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) au Gabon. Petit-Lambert Ovono aura notamment la mission de faire «l’évaluation depuis la négociation des licences et contrats d’exploitation, jusqu’à la fiscalité et l’évaluation des programmes de lutte contre les programmes mis en œuvre par le gouvernement».

Petit-Lambert Ovono a été élu 4e représentant de la société civile au sein du Groupe d’intérêt de l’ITIE au Gabon. © Gabonreview

 

L’identité du 4e représentant de la société civile au sein du Groupe d’intérêt de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) au Gabon est désormais connue. A l’issue de l’assemblée élective organisée le 1er mai à Akanda, les Organisations de la société civile (OSC) ont porté leur choix sur Petit-Lambert Ovono. Le président de la Société gabonaise de suivi-évaluation des politiques publiques (Sogeval) a récolté 78,57% des suffrages des 14 votants devant Elvin Djouba (14,28%) de l’ONG Cri de femmes, désigné suppléant, et Olivier Ekomie (7,14%) de l’ONG Afrique Horizon.

Un moment de scrutin, avant la photo de famille à l’issue de l’élection. © Gabonreview

Le Groupe ITIE a pour but de vérifier la façon dont l’Etat gabonais a négocié les contrats et licences avec les sociétés pétrolières, minières et gazières ; vérifier que l’argent de l’exploitation de ces minerais est bien rentré dans les caisses de l’État et, a servi réellement à lutter contre la pauvreté en finançant les programmes qui sont mis en œuvre par le gouvernement. La société civile qui doit être en alerte, doit non seulement travailler en synergie, dialoguer avec le gouvernement et les privés, mais également rendre publiques les informations en dialoguant avec la populations.

«En tant qu’élu et représentant pour la gouvernance, je veillerai à faire l’évaluation depuis la négociation des licences et contrats d’exploitation, jusqu’à la fiscalité et l’évaluation des programmes de lutte contre les programmes qui sont mis en œuvre par le gouvernement. Évaluateur certifié des politiques publiques, j’estime être outillé pour cette tâche de par mon vécu, pour participer avec toute mon équipe, au développement du Gabon», a déclaré Petit-Lambert Ovono parlant de l’action qu’il entend mener au sein du Groupe d’intérêt de l’ITIE.

Car, a-t-il ajouté : «L’objet des représentants de la société civile n’est pas d’aller lutter contre l’État ou invectiver les entreprises privées. Le but est de vérifier avec objectivité les indicateurs : type et nombre de contrats, quantité de minerai exploité, fiscalité, etc.». Ayant supervisé le processus électoral, le président de l’Observatoire de la promotion du développement durable des produits et des services des industries du Gabon (Oddig) est revenu sur le bienfondé de l’élection du 4e représentant de la société civile au sein Groupe d’intérêt ITIE au Gabon.

«La société civile a répondu aux préoccupations du gouvernement et partenaires, notamment le FMI et l’ITIE. Nous remercions le gouvernement d’avoir accordé une place de choix à la société civile dans la gouvernance au niveau du groupe d’intérêt ITIE Gabon. Cela sous-entend que les autorités ont reconnu qu’au sein de la société civile, il y a des acteurs qui les accompagnent. L’élection de ce jour est matérialisation de ce que, lorsque le gouvernement veut travailler avec la société civile, on parvient à de meilleurs résultats», a conclu Nicaise Moulombi.

 
GR
 

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