Ne voyant toujours rien arriver trois mois après la levée de la mesure du gel des recrutements à la fonction publique, plusieurs jeunes gabonais ont crié leur impatience ce mardi 12 mars devant le bâtiment abritant le ministère du Budget et des Comptes publics dont le secrétaire général a bien voulu les rencontrer pour discuter de la situation et des initiatives du gouvernement pour en venir à bout.

Des chômeurs gabonais pendant la marche les ayant conduits au ministère du Budget et des Comptes publics, le 12 mars 2024. © AGP

 

Excédés par leur situation qui semble perdurer en dépit des promesses faites par les nouvelles autorités, de nombreux compatriotes à la recherche d’emploi réunis au sein du Mouvement national des chômeurs du Gabon (MNCG) ont à nouveau manifesté leur incompréhension et leur impatience ce mardi 12 mars. Après la Primature il y a quelque temps, cette fois, c’est au ministère du Budget et des Comptes publics qu’ils sont allés crier leur désarroi à travers l’hymne national et des louanges chrétiennes, implorant Dieu de leur venir en aide, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP) qui a appris que des représentants du mouvement ont été reçus par le secrétaire général du ministère dirigé par Charles M’Ba.

Les chômeurs dans l’enceinte du ministère. © AGP

Trois mois après la levée de la mesure de gel des recrutements à la fonction publique, Joël Yannick Nguema Ellang, secrétaire général du MNCG, et ses compagnons ne comprennent pas pourquoi ça bloque et où ça bloque. S’ils assurent soutenir le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), il avouent néanmoins ne pas savoir pourquoi les assurances faites en février dernier par Gervais Oniane n’ont jusque-là pas été suivies d’effet. Le haut représentant du président de la Transition, qui avait adhéré au mouvement, a-t-il véritablement transmis leurs doléances et fait comprendre la difficulté de leur situation au général Brice Clotaire Oligui Nguema ? Si oui, pourquoi leur sortie du chômage tarde-t-elle ?

«Aujourd’hui, pour trouver du travail à quelqu’un dans ce pays, avec autant de richesses que nous avons, c’est comme si on lui donnait un cadeau. Pour trouver du travail à quelqu’un, on doit courir derrière une autorité», regrette Lovan Bitegh Engone, coordonnateur des activités du Mouvement, estimant les Gabonais, où qu’ils soient, ont «tous droit à vivre une vie décente comme tous les autres dans le pays, en ayant un emploi qui garantit la dignité de l’homme».

Peu après leur arrivée au pouvoir, les militaires, bien avant la levée effective de la mesure de gel des recrutements à la fonction publique, avaient lancé une vaste campagne de collecte de dossiers des demandeurs d’emploi. Au gouvernement, on assure que ces candidatures sont à l’étude.

 
GR
 

4 Commentaires

  1. Jean Jacques dit :

    Un pays riche?Les revenus des richesses du pays c’est enrichir les cancres ,démons,cyniques, criminels les sans âme avec leur famille. Le Niger n’a pas le manganèse, ni le bois et la population est est supérieure à celle du Gabon, mais le CHÔMAGE EST QU’AU GABON. La pauvreté, chômage et sous développement tout simplement la volonté des politiciens.2025 olingui et sa bande s’ils tente de se présenter c’est sera l’occasion de lui SANCTIONNER QU’IL DÉGAGE.

  2. Jean Jacques dit :

    Les dossiers sont en étude, une bande des cyniques, incompétence, ce sont vos loges qui nuls, 2presidents de la transition, 2p.ministres,chaque conseil des ministres rien que des nominations des copins et cousins pour alourdi le coffre de l’état, CRÉATION D’EMPLOIS ZÉRO.
    Les dossiers sont en études, pur mensonges les sans vergogne.

  3. Ateba dit :

    Jean Jacques tu es nul, le PDG faisait quoi? Cette bande de criminels qui a plongé le pays dans le trou à l’intérieur duquel il se trouvait. Donc tu ferais mieux de la boucler au lieu de manifester ton désarroi.

  4. Jean Jacques dit :

    Les abrutis qui soutiennent les putschistes, retourne au cp2 pour apprendre la conjugaison

    « Cette bande de criminels qui a plongé le pays » tu es tellement abruti, cette bande de criminels « QUI ONT PLONGE » bête plus que l’âne

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