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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale a annoncé le 12 févier à Libreville, un réaménagement des heures des cours pour coller au nouveau créneau horaire du couvre-feu.  Patrick Mouguiama-Daouda a proposé que dans tous les établissements les cours s’arrêtent au plus tard à 15h à compter du 15 février.

Patrick Mouguiama-Daouda annonçant les mesures dans son département, le 12 février 2021 à Libreville. © Capture d’écran/

 

Suite au durcissement du couvre-feu de 5h à 18h, le ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale a réaménagé les heures de cours dans les établissements scolaires, universités et grandes écoles à compter du 15 février. Patrick Mouguiama-Daouda a proposé le 12 février à Libreville, que dans tous les établissements les cours s’arrêtent au plus tard à 15h.

«Ce qui laisse une marge aux élèves de rentrer à la maison en restant dans le créneau horaire prévu par le couvre-feu. Des mesures doivent être prises pour adapter les emplois du temps de telle sorte que les sortie des cours soient étalées pour éviter les agglutinements qui pourraient se produire connaissant le problème des transports. L’enseignement à distance devrait être mis à contribution également à côté des autres mesures tels que le réaménagement des emplois du temps, notamment dans les enseignements supérieur et secondaire», a-t-il annoncé.

Par ailleurs, face à l’explosion de cas positifs Covid-19 dans le pays, la tutelle envisage une batterie de mesures à même de retrouver la dynamique positive ayant permis de contenir la pandémie, notamment en redynamisant les campagnes de sensibilisation dans les établissements. «Et cela se fera par la multiplication des canaux de diffusion mais aussi par l’implication d’un certain nombre de partenaires qui sont là depuis le début et qu’il faudrait remobiliser, notamment les Associations de parents d’élèves (APE, ndlr) et syndicats», a expliqué Patrick Mouguiama-Daouda.

Des sanctions pour non port du masque

Le membre du gouvernement envisage également une campagne de dépistage aléatoire et massif dans les établissements, ainsi que des sanctions pouvant aller de l’avertissement à l’exclusion pour non port du masque à l’intérieur et aux abords des établissements. Tout comme il est prévu des mesures disciplinaires à l’endroit des personnels enseignant, administratif et technique. «Nous avons constaté avec regret dans certains établissements que ces personnels là aussi ne respectaient pas les mesures barrières», a affirmé le ministre.

Face à cette situation, Patrick Mouguiama-Daouda a évoqué la possibilité de fermer les établissements d’enseignement privé. «Il nous revient souvent de la part du Copil que certains établissements ne jouent pas le jeu. Nous n’avons pas la possibilité d’intervenir avec des sanctions sur leurs personnels mais nous avons la possibilité de prendre des sanctions administratives concernant la fermeture de ces établissements-là à titre temporaire, voire plus», a-t-conclu.

 
GR
 

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