Promoteur d’une perspective de transition politique pacifique au Gabon, l’ancien candidat déclaré à l’élection présidentielle d’août prochain, Privat Ngomo nourrit la certitude que les élections générales prévues le 26 août 2023 n’auront pas lieu. Mais la «transition politique», pour éviter au Gabon de brûler, se réalisera.

«transition politique», pour éviter au Gabon de brûler, se réalisera. © D.R.

 

Déterminé à convaincre sur les avantages d’une transition politique apaisée en lieu et place des élections générales, le responsable général du mouvement NewPower, dans un discours depuis Saint-Pétersbourg en Russie, tente de séduire avec cette idée, dont, il se fait désormais le promoteur, pendant que les candidats aux futures joutes électorales se préparent à imposer l’alternance et le changement même avec les propres règles «iniques», du pouvoir en place.

«Pourquoi j’ai le profond sentiment, qui confine à une assurance, que les élections générales n’auront pas lieu, mais que la transition politique et pacifique, appelée de ses vœux par une majorité grandissante de la population gabonaise, se réalisera ? Pour les quatre principales raisons suivantes : impréparation et mauvaise organisation des élections générales par le gouvernement et le Centre gabonais des élections, impossibilité de la candidature consensuelle de l’opposition françafricaine, montée en puissance et en influence des groupes voulant une transition politique et dilemme de la France devant le brasier plausible du Gabon», affirme Privat Ngomo.

En effet, pour le responsable général du mouvement NewPower, le peuple gabonais lassé d’une telle «impréparation» et d’un «déficit affligeant» d’organisation, se détournera du projet d’élections générales pour rejoindre les rangs des «transitologues ou transitionnistes». De même, que si la France veut encore obtenir une dernière chance de préserver ses énormes et colossaux intérêts au Gabon, elle serait bien inspirée de respecter le choix souverain du peuple gabonais, à savoir une transition politique et d’agir auprès de sa marionnette pour éviter qu’elle ne perde définitivement le Gabon.

Cependant, rien ne dit et ne démontre la soif ou l’envie du peuple gabonais à se diriger vers une transition politique. Aucune sensibilisation à ce sujet, aucun réel appel lancé à ce propos. Ce peuple semble tout préparé à aller aux élections dans les conditions de contestation et de critiques en n’en point finir. Plus qu’un mois et toutes les énergies semblent être mobilisées pour réussir à imposer l’alternance dans l’«impréparation manifeste» et la «désorganisation», ne favorisant pas une élection transparente et démocratique le 26 août prochain… Bien au contraire.

Toutefois, selon Privat Ngomo, les Gabonais (encore traumatisés par les massacres de 2016), dans leur grande majorité, soutiendront fermement la plateforme patriotique citoyenne pour la transition politique qui exige une pause, une assemblée constituante, une remise à plat des institutions et un gouvernement de transition pour refonder le Gabon et sa nation éclatée.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Lucas dit :

    Si le GABON nous appartient à TOUS et que nous sommes libres de choisir qui doit être à la tête de notre pays alors la transition politique reste la seule voie afin d’éviter les scénarios des « qui perd gagne, contestation et tuerie ».
    Nous ne voulons plus que le sang de nos frères coulent pour rien ou que notre pays soit en feu et en sang.
    L’actualité actuelle nous montre et démontre bien que des élections dans les conditions qui sont mises en places ne sont en rien pour garantir des élections au lendemain apaisé comme le souhaitait le Président.
    Comment on en a pu arriver à ça? choisir la personne qui doit conduire la nation devient une guerre a peine voilée quand sous d’autres cieux les choses se passent tranquillement dès lors de quelle paix nous rabâche t-on les oreilles? Comment pouvez vous autant ignorer le GABON et son peuple pour ne pensé qu’à vos intérêts personnels?

    Je soutien clairement la transition politique dans mon pays, trop de sang d’innocents à coulé et l’on ne peut continuer ainsi.
    @GABONREVIEW: Je sais que vous êtes régis par des codes et autres mais vous avez aussi le devoir d’orienter et d’instruire le peuple surtout de promouvoir la transition politique qui reste notre seule voie de sortie de cette crise.

    Mr PING a raison, il n’y a pas d’intérêt à aller aux élections avec toutes les mascarades orchestrées, même si l’opposition remportait les élections, qui pourra empêcher la cour constitutionnelle de déclarer le perdant vainqueur??

  2. Désiré NGUEMA NZONG dit :

    Bonjour à tous les bantu du Gabon,

    Nous avons un parti majoritaire dans les deux assemblées: le PDG. Ce parti a tout à perdre si le Président sortant n’est pas élu. Sa survie en dépend. En arrière plan, il y a des intérêts supérieurs à « protéger », pas ceux de la population gabonaise. Il suffit de voir l’Etat « squelettique » du pays, la déliquescence de ses structures et institutions. Son fonctionnement anormal. Ses lois rétrogrades et inappropriées. Son organisation bancale. Sa schizophrénie permanente. Etc.

    Une « politique de transition » en marche est diamétralement opposée à une « politique de conservation du pouvoir forcée ». C’est cette dernière que défend le PDG. Il semble que le PDG, historiquement, ait été mis en place pour diviser les gabonais (hypothèse). Il est notre « mur de Berlin » aujourd’hui et encore. Il empêche toute réconciliation. On a l’impression qu’il y a deux « Gabon ». Le « Gabon » des pédégistes (luxuriante et prospère) et le « Gabon » des mapanes (vivant sous le seuil de pauvreté et sous le joug de la coercition permanente).

    « Diviser pour mieux régner » prend à ce moment tout son sens ». Il y a des forces « invisibles » (opaques) qui empêchent à tout prix toute réconciliation entre les gabonais. Ces forcenés du « statu quo » imposent une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les gabonais pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Le Président sortant n’est qu’un messager. Un avatar.

    La probabilité que le Président sortant remporte les élections est de 100%. Même avec une voix en plus, il gagnera les élections. Qu’il y ait un candidat unique, qu’il y ait une pléthore de candidatures, la CC désignera le candidat sortant vainqueur de l’élection quitte à procéder à quelques arrangements subtiles. A n’en point douter!

    R. Descartes nous disait que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Une modification de la Constitution, de l’intimidation, une démonstration des moyens, des lois votés sournoisement par exemples ont pour effet de rendre crédible l’élection du Présent sortant. On peut craindre que l’utilisation de la force ait lieu en dernier recours pour « équalizer » le climat social pour nous faire bien comprendre qu’il est inutile de résister. Car le pouvoir demeure. Vous n’y changerez rien.

    NOUS AVONS TRAHI L’ESPRIT DE NOTRE HYMNE NATIONAL QUE GEORGE DAMAS ALEKA NOUS A LAISSE. SON REVE ETAIT DE VOIR TOUS LES GABONAIS(E)S UNI(E) DANS LA CONCORDE ET LA FRATERNITE. UN HOMMAGE AU PATRIOTISME.

    Cordialement.

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