TATIE

Le cirque de l’Équateur broie du noir depuis plusieurs années, encore plus depuis l’avènement de la pandémie de Covid-19. La troupe professionnelle est menacée de disparition.

La troupe du cirque de l’Équateur est à l’agonie. © Capture d’écran / Gabonreview

 

Étranglé par la rareté de commandes de spectacles, amplifiée avec la crise du Covid-19, le cirque du l’Équateur est à l’agonie. Une situation éprouvante pour cette troupe qui a représenté le Gabon dans les plus grands festivals internationaux depuis le début des années 90. «Plus personne ne sollicite nos services à cause de l’avènement du Covid-19», a regretté le directeur artistique de l’unique cirque du pays. «Et c’est très compliqué pour la troupe puisque nous vivons de de notre art», a déclaré impuissant Séraphin Abessolo relayé par l’AFP.

En effet, les commandes de spectacles ont graduellement baissé depuis 2005 et les cirques demandent plus de numéros difficiles à mettre en œuvre. Or, cette exigence est mise en échec par le manque de matériel. «Il manque beaucoup de matériel de gymnastique comme les tatamis et tremplins», a confié l’entraineur du cirque de l’Équateur. «Nous sommes également confrontés à un manque flagrant d’accessoires de cirque à l’instar de massues et balles de jonglerie», a ajouté Corneille Mba Edzang.

La troupe continue toutefois de s’entrainer à Libreville sur un terrain offert à l’église Saint André par Omar Bongo. L’école du cirque forme gratuitement 19 élèves-artistes de 8 à 14 ans, principalement des jeunes de quartiers défavorisés. Mais certains se découragent et quittent l’aventure. Les gardiens du temple nourrissent le rêve de voir la troupe retrouver son lustre d’antan. «Mon rêve est que la structure puisse retrouver son autonomie comme par le passé», a souhaité Wilfried Mabiala, un artiste du cirque de l’Équateur. Un dossier dont le gouvernement serait bien inspiré de se saisir, sous peine de voir disparaitre ce patrimoine culturel.

 
GR
 

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