HABANA

Le conseil des ministres du 19 février a approuvé le projet de loi portant suppression de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). Créé en 2007, cet établissement public était à l’agonie depuis plusieurs mois, notamment avec l’incapacité de rémunérer ses agents.

Le conseil des ministres du 19 février 2021 a approuvé le projet de loi portant suppression de l’ANPN. © D.R.

 

Le gouvernement a décidé de mettre fin aux jours de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), à l’agonie depuis plusieurs mois. Le conseil des ministres tenu le 19 février à Libreville a approuvé le projet de loi portant suppression de cet établissement public chargé d’assurer la protection des parcs nationaux et de leurs ressources naturelles, œuvrer au développement efficient du réseau des parcs nationaux et valoriser les parcs nationaux et leurs ressources.

«Le patrimoine et les personnels sont transférés à l’Agence nationale de la préservation de la nature», a ajouté le conseil des ministres. Une triste fin pour cette structure née en 2007 après la décision de l’Etat, en 2002, de consacrer près de 11% de son territoire en parcs nationaux avec pour objectif la préservation des écosystèmes clés, la diversification de l’économie du pays à travers le développement de l’écotourisme, la mise en valeur des forêts gabonaises dont les ressources naturelles sont d’une richesse inestimable et d’une diversité inégalée.

Pour beaucoup, le sort de l’ANPN était prévisible, après 10 ans de gestion parsemée de bizarreries, approximations et gaspillages sous l’actuel ministre de de la Forêt. Sans siège, endetté à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), incapable de rémunérer ses agents, l’ANPN était dans le dur. «Cet établissement a passé le temps à faire autre chose que ce pour quoi il a été créé. Notamment en faisant de la politique, en se mêlant des affaires de climat et carbone et en modifiant ses statuts», regrettait déjà en 2020 un ancien de cadre de la maison.

Alors que certains appelaient à une restructuration de l’ANPN pour la renvoyer à ses fondamentaux et sa mission originelle, le gouvernement s’est épargné cette peine en supprimant simplement cette structure qui n’a pas réussi à faire décoller le tourisme au Gabon en 13 ans d’existence. Un nouvel échec, comme le Gabon en cumule depuis des décennies.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    C’est bien le variant anglais qui sème donc le désordre aussi au Gabon avec ses amis les Bongo et Valentin ? A Ntare Nzame !! Pitié !! Qu’il aille se faire FOUTRE ce Lee White.

  2. asphalt dit :

    Y’a t-il un projet mit en place mené jusqu’au bout dont les résultats sont bons dans ce pays? Visiblement rien ne marche ici hein!

  3. Alain Christian dit :

    Et dans un an et demi/deux ans,lorsque l’Agence Nationale de la Présevation de la Nature (ANPN) s’essoufflera et se rendra incapable de payer les salaires de ses employés et de remplir ses missions, elle sera dissoute et l’on créeera le Conseil National de la protection de l’Environnement (CNPE),qui lui ensuite sera supprimé pour donner donner naissance à une autre entité juste par le jeu de mots.. et ainsi de suite , ainsi de suite,….

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