Le Parti démocratique gabonais (PDG) a clôturé, le 11 octobre à Libreville, un séminaire-atelier consacré aux conclusions de sa commission ad hoc. Au terme de trois jours de travaux, 75 recommandations ont été examinées en vue de moderniser la gouvernance interne, de redynamiser les structures et de préparer l’avenir de cette formation politique.

Le président du Parti démocratique gabonais (PDG), Blaise Louembé, lors des travaux, à Libreville. © Photo montage/GabonReview

 

L’ancien parti au pouvoir veut revoir son organisation. Réunis à Libreville du 9 au 11 octobre, ses cadres, élus et militants ont travaillé sur les 75 recommandations formulées par la commission ad hoc mise en place le 19 mai 2025. Les échanges ont porté sur les moyens d’adapter le fonctionnement du PDG à un environnement politique profondément transformé depuis la fin de son long exercice du pouvoir.

Les participants, venus des différentes provinces, ont examiné les propositions au sein de commissions thématiques avant d’adopter une synthèse générale. Les responsables du parti présentent cette démarche comme une étape de réflexion destinée à préparer une réforme plus large de l’organisation.

De la réflexion à la mise en œuvre

Les recommandations concernent notamment la gouvernance interne, le fonctionnement des structures et la dynamique militante. L’objectif affiché est de moderniser les pratiques et de renforcer les liens avec les populations.

La commission ad hoc avait été mise en place dans le prolongement du congrès extraordinaire du 30 janvier 2025. Le séminaire s’inscrit ainsi dans une séquence de réorganisation engagée par le PDG sous la direction de Blaise Louembé.

L’adoption des recommandations ne constitue cependant qu’une première étape. Les responsables ont évoqué la nécessité de poursuivre les travaux afin d’enrichir les propositions et d’en préciser les modalités d’application.

Pour une formation qui a dominé la vie politique gabonaise pendant plusieurs décennies, le défi est de transformer cette réflexion en changements perceptibles dans son fonctionnement. La rénovation de la gouvernance, la mobilisation des militants et la capacité à formuler un projet politique adapté au contexte actuel seront déterminantes.

Le prochain congrès ordinaire devra permettre de préciser les orientations retenues. D’ici là, la portée de cette refondation dépendra de la capacité du parti à passer des recommandations aux décisions et à les appliquer effectivement.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment