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Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a réalisé des prévisions sur l’emploi au Gabon, suite au choc pétrolier. Libreville et Port-Gentil seraient les zones les plus impactées avec un chômage de longue durée de 77,9 mois chez les femmes, notamment.

En raison du choc pétrolier, le Pnud table sur 77,9 mois de chômage chez les femmes. © bonjourdakar.com

 

Amplifié par le Covid-19, le choc pétrolier n’augure rien de bon pour le marché de l’emploi au Gabon. C’est en tout cas la prévision du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) dans son rapport de juillet 2020 sur l’impact du Covid-19 dans le pays.

«La réduction des investissements du secteur pétrolier (coupes dans les dépenses d’exploration de pétrole, annulation des plans de forage probables) pourrait signifier des années de retard dans les nouvelles découvertes avec des conséquences négatives sur l’emploi», a affirmé l’organisation onusienne.

Ainsi, les deux grands bassins d’emploi, Libreville et Port-Gentil, où réside la grande masse des chômeurs (9 personnes sur 10) seraient les plus affectés, notamment les femmes (77,9 mois de chômage de longue durée). Les hommes eux, seraient sensiblement moins impactés avec un chômage de longue durée de 73,8 mois. En outre, le Pnud estime que le confinement total ou partiel aurait gelé ou fortement ralenti une partie des activités des PME et du secteur informel caractérisés par une situation financière parfois difficile et la précarité des emplois.

Grosso modo, la combinaison du choc pétrolier et du confinement, avec leurs conséquences sur d’éventuelles faillites d’entreprises ou de cessation d’exploitation, «aurait des conséquences négatives sur l’emploi avec des effets cumulatifs dans le temps, si des mesures spécifiques ne sont prises pour protéger ou sauvegarder l’emploi (appuis sectoriels, reconversion, requalification)». La simulation du Pnud montre que les travailleurs non qualifiés risqueraient d’être les plus affectés.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. moundounga dit :

    Bjr. « Ainsi, les deux grands bassins d’emploi, Libreville et Port-Gentil, où réside la grande masse des chômeurs (9 personnes sur 10) seraient les plus affectés, notamment les femmes (77,9 mois de chômage de longue durée). Les hommes eux, seraient sensiblement moins impactés avec un chômage de longue durée de 73,8 mois ». En valeur absolue cela fait combien de femmes et d’hommes? Amen.

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