TATIE

Vingt-quatre heures après son malaise et sa mise en observation à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO), le maire de Libreville a été conduit à nouveau au palais de justice ce mardi 15 septembre pour répondre devant le procureur de la République des soupçons de détournement des deniers publics et de blanchiment des capitaux qui pèsent sur lui. Au bout de quelques heures d’audition, il a été placé sous mandat de dépôt.

Léandre Nzué, maire de Libreville. © D.R.

 

Léandre Nzué aurait-il simulé son malaise hier en après-midi au palais de Justice, alors qu’il s’apprêtait à être auditionné sur les soupçons de malversations financières qui pèsent sur lui et certains de ses collaborateurs ? Les autorités judiciaires ne soucieraient-elles plus de l’état de santé des justiciables au point d’avoir contraint l’édile de la capitale à se rendre à nouveau au tribunal malgré sa fragilité ? Quoi qu’il en soit, il a été présenté ce mardi 15 septembre au procureur de la République. Au bout de quelques heures d’audition, il a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la prison centrale de Libreville.

Des costumes et des véhicules de luxe

Si le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville ne s’est pas encore officiellement prononcé sur l’affaire, dans son édition du 15 septembre 2020, Africa Intelligence croit savoir que les limiers de la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (DGCISM) s’intéressent au patron de l’Hôtel de Ville en raison de son appétence pour le luxe. Un appétit qu’on le soupçonne de satisfaire avec de l’argent public, notamment avec les recettes municipales dont il a la gestion.

En deux ans passés à la tête du Conseil municipal de Libreville, l’édile aurait en effet effectué des «dépenses vestimentaires et automobiles» pour le moins intrigantes. Son parking ne compterait pas moins de 10 véhicules. Le maire possèderait également des bateaux de plaisance. Mieux, Léandre Nzué est soupçonné de s’habiller chez Pape Ibrahima N’diaye, célèbre couturier possédant des boutiques à Paris et à Londres. Un représentant du Sénégalais avait séjourné l’an dernier à Libreville sur l’invitation de l’élu municipal qui souhaitait essayer des costumes.

 
GR
 

10 Commentaires

  1. Endundu dit :

    Que la fameuse association des Maires francophones (CGLU) se tienne pour bon. Elle aura déjà compris, et qu’il ne lui sert à rien d’effectuer le déplacement sur Lbv ou écrire au Ministre de l’intérieur du Gabon. Inutile, car les faits parlent d’eux. On ne badine plus avec l’argent du contribuable au Gabon. Continuons comme ça sur cette voie.

  2. Endundu dit :

    Que la fameuse association des Maires francophones (CGLU) se tienne pour bon. Elle aura déjà compris, et qu’il ne lui sert à rien d’effectuer le déplacement sur Lbv ou écrire au Ministre de l’intérieur du Gabon. Inutile, car les faits parlent d’eux-mêmes. On ne badine plus avec l’argent du contribuable au Gabon. Continuons comme ça sur cette voie.

  3. Mezzah dit :

    Il ne faut pas s’arrêter là. Il y a du monde dehors: Nicole Assélé et consorts….

  4. Jamesdemakokou dit :

    Oui il y a du monde dehors pas seulement lui il y a Assele père et fille, Nourredine et Valentin sylvia , cesalory ex maire d’ara d’à et ex mari de sylvia Valentin ; Massard, les général Bibaye ; bilié bi nzé , rene Ndemezo’o; Beka le, Seydou Kane, moi même…sans oublié Ossouka la béninoise.. et par pitié enlève le nom Raponda c’est pas béninois, Accrombessi et les Ngoua ngou son conseiller et sans oublier la Dame de la constitution qui ne vaut plus rien! Voir comme la justice bananière fonctionne dans ce pays! Seule sont mis en prison les vrai gabonais ..oui ils n’ont pas trois noms de famille mais un seul

    • Fille dit :

      « Seule sont mis en prison les vrai gabonais … » Eh bien tant pis pour eux. Ce sont ces vrais gabonais qui ont vendu et continuent de vendre le Gabon. Il ne suffit pas d’être vrai gabonais pour aimer et faire grandir ce pays. Tout ce bordel, c’est parce qu’ils ont perdu la notion de patrie depuis belle lurette, à se demander s’ils l’ont jamais eue. Ce qui a laissé une faille grande comme l’océan à tous les prédateurs, même de niveau zéro. Ils oublient tous que « lorsque l’on accepte de manger à la table du diable, il faut d’abord affûter son couteau surveiller ses arrières ». Le temps est l’autre nom de Dieu et le diable ne tient jamais ses promesses. Pas besoin de sortir de St Cyr pour comprendre. Donc votre expression de vrai gabonais concernant ceux-là ne tient pas. Et puis aller en prison, ça peut être une protection ou une distraction sous nos cieux.

  5. Gayo dit :

    Tu vois les retombés Ali Bongo, quand on transformer un chien, une tête vide en ministre ou Maire on expose le pays aux dirigeants vaniteux et cupide. Le Gabon a besoin d’hommes et femmes intrinsèquement valeureux et qui n’ont rien à prouver par les costumes et les voitures mais par la rigueur de leur travail qui produit des résultats pour aujourd’hui et demain. Ces hommes ont souvent une carrière ou un capital acquis à la force du travail et non du militantisme.

  6. Giap EFFAYONG dit :

    A quand l’arrestation de Liliane Ngari après quelle a siphonné les caisses du Conseil
    Gabonais des chargeurs?
    Ah oui! j’avais oublié quelle est altogovéenne et membre de la famille royale du Gabon.

  7. Ecobena dit :

    Ali bongo et tout le reste doivent allez en prison pour avoir pillier le Gabon. Le Habon aurait pu etrd le Dubaï africain. Si des venpires n avaient pas pillier ses ressources. Pauvre Gabon

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