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La Communauté musulmane du Gabon a tenu son 4e congrès ordinaire les 12 et 13 février. L’une des principales préoccupations de cette rencontre a été le financement de l’islam en terre laïque. Entre acceptation des financements extérieurs et création d’un fonds gabonais spécial, les congressistes ont exploré les pistes des financements fiables pour garantir le développement de cette religion au Gabon.

Les officiels le 12 février. © Gabonreview

 

Au Gabon la position de l’islam, rappelle le conseiller spécial du raïs de la communauté musulmane (CMG), renvoie à une situation inédite dans l’histoire des communautés musulmanes du fait d’un contexte de laïcité. Ce qui pose des défis sur lesquels se sont penchés, le 12 février, les participants au 4e congrès ordinaire du CMG qui avait pour thème : « Le défi de l’évolution et du développement de l’islam dans le contexte sociologique gabonais ».

L’objectif majeur des travaux de ce 4e congrès est de repenser la pratique de la religion selon les nouvelles réalités, tout en restant fidèles aux principes intangibles de l’islam contenus dans le Coran et la Souna. Mais aussi asseoir les bases d’un financement fiable pour garantir le développement de cette religion au Gabon.

«Dans le contexte laïc, l’Etat ne subventionne pas les cultes, il nous faut donc œuvrer progressivement à ce que le culte musulman trouve des ressources», a déclaré Ali Akbar Onanga Y’Obégué qui s’exprimait au nom du raïs Ali Bongo. Il est question de trouver ces financements auprès des musulmans du Gabon et de tous ceux qui dans le pays souhaitent soutenir l’islam. Ce, en priorité par rapport aux financements extérieurs encore inexistant au Gabon. «Des pistes existent», a soutenu le conseiller spécial du raïs. Il songe à l’activation d’un système de contribution des membres des institutions de l’islam dans le pays, des dons, legs, etc.

La tentation des financements extérieurs

Quelques musulmans dans le vif du 4e congrès de la CMG. © Gabonreview

En clair, capter autant d’instruments pour réussir à financer les activités de l’islam quitte à instaurer une contribution volontaire ; mettre en place une taxe sur la commercialisation des produits arabes au Gabon, mettre en place de façon périodique, des campagne de collecte de fonds auprès des personnes physiques ou morales musulmanes ou encore, auprès des personnes vivant au Gabon et désireuses d’aider l’islam. «Le moment est certainement venu pour nous d’aller chercher les financements de l’islam dans d’autres pays au niveau international», a affirmé Ali Akbar Onangué Y’Obégué.

Vers l’extérieur, a-t-il laissé entendre, il devrait s’agir de capter les ressources auprès des pays amis musulmans et organisations islamiques internationales. «Le moment n’est-il pas venu pour la création d’un fonds islamique gabonais d’action sociale dédié uniquement au financement de l’islam ?» a-t-il interrogé, égrenant des pistes devant permettre de soutenir un système aussi bien pérenne qu’efficace pour le financement de l’islam au Gabon sans lequel, a-t-il indiqué, toute prétention de développement serait veine.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Combien de gabonais pour cette religion en toute vérité ? Je suis quasiment certain qu’il y a plus d’étrangers musulmans au Gabon que de nationaux musulmans. Alors, pensez-vous vraiment que ces étrangers majoritaires dans cette religion vont travailler pour notre pays ou pour leur pays ? N’oubliez pas qu’a Port Gentil il y a un village au cap Lopez ou il n’y a que des togolais et où (je ne sais si c’est toujours là) est hissé un drapeau togolais (en terre gabonaise svp). Alors, personnellement, je me méfie de cette religion où mes compatriotes sont ultra minoritaires. A Ntare Nzame.

  2. ACTU dit :

    Voici une grosse arnaque!

    C’est la nouvelle porte par laquelle beaucoup d’étrangers viennent au Gabon et obtiennent avantages et privilèges.

    Ce machin doit être dissous.

    Dieu n’a pas besoin d’intermédiaire ou pour comprendre le Coran, la Bible, la Tora.

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