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Arrêté puis incarcéré au même moment que trois de ses anciens collègues, l’ex-ministre du Pétrole sur qui pèsent des soupçons de malversations financières est sorti de la prison centrale de Libreville dans la nuit du 11 au 12 mars. Noël Mboumba bénéficie, selon son conseil relayé par plusieurs médias gabonais en ligne, d’une liberté provisoire.

Après 3 mois de détention, l’ex-ministre du Pétrole Noël Mboumba a été placé en liberté provisoire dans la nuit du 11 au 12 mars 2020. © D.R.

 

Si plusieurs médias gabonais en ligne, à l’instar de Gabonactu.com et de Gabonmediatime.com avaient déjà annoncé la libération imminente de Noël Mboumba, un de ses anciens collaborateurs affirme que ce jeudi 12 mars, l’ex-ministre ne compte plus parmi les prisonniers de «Sans-Famille». Il aurait été placé en liberté provisoire dans la nuit du 11 au 12 mars après que son dossier ait été examiné au fond quelques jours plus tôt. Son conseil, Chansel Gildas Guissiga, annonce une conférence de presse dans les prochaines heures, censée fournir plus d’informations sur  la liberté conditionnelle dont a bénéficié son client.

Au même moment que ses anciens collègues du gouvernement (Brice Laccruche Alihanga, Tony Ondo Mba, Roger Owono Mba), Noël Mboumba avait été placé en détention, le 3 décembre 2019, à la prison centrale de Libreville, dans le cadre de l’opération anticorruption dit «Scorpion». Membre d’honneur de l’Ajev, l’ex-ministre du Pétrole reste soupçonné de détournements de fonds publics, malversations financières, blanchiment de capitaux, concussion et de faux et usages de faux.

 
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3 Commentaires

  1. Lavue dit :

    Eh bien,
    dans quel état moral et psychique ce Monsieur retrouve-t-il la liberté provisoire? Dieu seul sait. Les jeunes Gabonais ont fait de la politique leur métier favori, ils vont apprendre à bien connaître ce métier. Un pays sans hommes d’affaires, sans entrepreneurs indépendants ayant réussi à la sueur du travail comme on peut le voir ailleurs ne peut pas progresser. Quand ses jeunes pensent que le raccourci politique est la solution à la réussite et à l’épanouissement social, ils sont totalement dans le faux.Le prix à payer pour se maintenir dans dans cet univers, ils ne l’imaginent pas souvent. Je parie que si on demande à ce Monsieur aujourd’hui même de « servir » à nouveau le régime, il acceptera avec empressement, car il craint d’être doublé par beaucoup d’autres comme lui. Pauvre Gabon, l’avenir est sombre pour toi. La cause? le système stupide mis en place par le PDG il y a 50 ans, qui consiste maintenir la population dans la pauvreté et la mendicité et à faire miroiter aux jeunes que le salut se trouve dans le PDG et ses nombreuses loges maçonniques. Regardez vous-même les résultats et jugez-en.

    Eh oui, c’est ça le modèle gabonais.On reproduit ce qu’on nous a toujours présenté, enrichissement express, vols, détournements, trafics d’influence, méchanceté, homosexualité, pédophile, crimes rituels, etc. Les affaires réelles c’est pour les autres, les étrangers. Les jeunes du pays n’ont pas de modèles autres que les acteurs politiques et leurs mode de fonctionnement. Alors l’opération « scorpion » ne saurait changer toutes ces valeurs négatives acquises au fil des ans. Aux quelques personnes encore soucieuses de l’avenir du pays et implantées dans les sphères du pouvoir d’inciter à un changement en profondeur et associant à la gestion des affaires des compatriotes pas forcément portés vers l’action politique, mais qui peuvent contribuer à insuffler une nouvelle dynamique. Ceci est d’autant plus nécessaire que la pensée unique instaurée au sein des partis sectaires comme le PDG ne permet pas de traiter efficacement les maux que connait le pays.

    Quand on ne soigne pas le mal à la racine, il fini par réapparaître.

  2. moundounga dit :

    Bjr. je valide les propos de « LAVUE » tout en ajoutant que insister, persister sur cette racine qui fait autant de mal au gabonais c’est aussi le signe consubstantiel du manque d’alternative. Dans ce cas de figure deux choses s’imposent. la première, passer le flambeau et la deuxième « associer les autres » intelligences ». Mais dans les 2 cas il faut vraiment un dépassement de soi. Est ce possible à Gabao. amen.

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