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Dans une guérite du stade de l’amitié d’Angondjé, séjourne malgré lui Georges Pambou Guibola. La cinquantaine révolue, l’homme a été frappé de paralysie à la suite d’un AVC en octobre 2021. Faute de prise en charge adéquate, son état se dégrade de jour en jour. Les bonnes volontés qui lui apportent des vivres se demandent ce que fait le ministère des Affaires sociales qui a pourtant été saisi sur son cas.

Georges Pambou Guibola. © D.R.

 

Né le 10 octobre 1962 à Douya, à 12km de Mouila dans la province de la Ngounié, Georges Pambou Guibola gîte dans une guérite du stade de l’amitié d’Angondjé. L’homme de 59 ans n’a pas toujours vécu là, mais s’y retrouve depuis un peu plus de 2 mois par la force des choses. Après une partie de sa scolarité à Mouila, il arrivera dans la capitale gabonaise où, en 1980, il poursuivra au Lycée technique Omar Bongo, des études en Comptabilité. Il travaillera par la suite au service comptabilité de la Société de construction de bâtiments et travaux publics (Socoba), jusqu’à ce qu’il soit licencié pour des raisons économiques en 1988 au regard de la baisse d’activité.

Après des années au chômage, il se lancera dans l’immobilier comme démarcheur. Son rayon, la vente de terrains des particuliers qui lui donnaient des annonces, ainsi que la location des maisons de particuliers. S’il proposait de bonnes affaires à ses clients, il n’en a pour sa part pas tiré profit, tant il n’a ni acquis une habitation ni construit une maison. Le 21 octobre 2021, il sera victime d’un AVC. Dans un premier temps, il sera soutenu par un ami. Ce dernier supportera ses frais médicaux en plus de lui louer une chambre pendant des mois à Sherko dans la commune d’Akanda, avant de se retirer. Ce retrait fera en sorte que Georges Pambou Guibola accumule 3 mois d’impayés de loyer au détriment de son bailleur qui lui demandera de quitter les lieux.

La guérite où se trouve Georges Pambou Guibola. © D.R

Allô, le ministère des Affaires sociales ?

Dans un second temps, une autre bonne volonté lui prendra une chambre dans un motel pendant quelques jours. Après plusieurs jours d’impayés, le propriétaire du motel le sortira de ses locaux pour le déposer à sa demande, car paralysé et ne pouvant marcher, au stade de l’amitié d’Angondjé où il squatte depuis un peu plus de 2 mois. D’abord à l’extérieur, il sera ensuite installé dans une pièce par «un jeune homme» à en croire son propos, considéré comme «un fou». Un déplacement justifié par les intempéries, notamment le début des pluies. «Je me suis retrouvé au stade parce que je n’avais pas d’endroit où aller. Je n’ai pas de parents ici pour me loger», a-t-il confié indiquant que son parent proche a refusé de le recevoir.

«Elle n’a pas voulu me recevoir, elle a dit que je pars gaspiller son mariage», a-t-il expliqué précisant que sa mère «squatte» à Mandji Ndolou. «Je ne peux plus partir. C’est pourquoi je suis là», a-t-il déclaré. Articulant difficilement ses mots, Georges Pambou Guibola dit avoir demandé de l’aide au service social sans avoir gain de cause jusqu’à présent. «Jusqu’à présent ils nous disent d’attendre. On attend», a-t-il marmonné. Au stade, il continue d’être soutenu par des bonnes volontés qui lui apportent parfois des vivres. Accablé par la douleur et la souffrance, il attend désespérément l’aide des services sociaux. Notamment, le ministère des Affaires sociales qui, à travers le Centre de gériatrie de Melen, pourrait être adapté pour lui.

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Jésus mon maître dit :

    《La solidarité à un sens》 je crois que c’est le slogan d’un service public au Gabon (Cnamgs)..
    @Samu social de Dr YABA, ce cas a besoin de vous..
    Ne permettons pas que l’image de notre pays se reduise à l’égoïsme, l’individualisme, ect..

  2. De Kermadec dit :

    Une telle indifférence, , cela ne porte pas ou plus de nom et, cela, à tous les niveaux et, comme par hasard, les personnes ou services concernés tournent la tête ou font semblant de ne rien voir ou savoir

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