HABANA

 

Après les échauffourées du Haut-Ogooué, particulièrement à Okondja, lors du séjour du président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Alexandre Barro Chambrier, et l’incendie de la maison de Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, l’ancien Vice-premier ministre Paul Mba Abessole a publié une tribune dans laquelle il indique que «ce que nous n’avons pas fait hier nous rattrape aujourd’hui ; ce que nous ne faisons pas aujourd’hui nous rattrape demain». Pour lui, «ce qu’il s’est passé à Okondja n’est pas nouveau».

Dernière apparition publique de l’ancien Vice-premier ministre, Paul Mba Abessole, le 12 janvier 2021, à l’occasion de la présentation de son dernier livre, «Domaine commun pour la transition : l’éducation et la santé», au siège de l’Organisation patronale des médias (Opam). © Gabonreview

 

Dans une tribune passée presqu’inaperçue au lendemain des événements malheureux d’Okondja relatifs à l’agression du président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Alexandre Barro Chambrier, et à l’incendie de la maison de Jean-Pierre Lemboumba Lepandou, ancien Conseiller d’Omar et d’Ali Bongo Ondimba, l’opposant de premier plan au président Omar Bongo durant les années 1990, Paul Mba Abessole n’est pas surpris.

Dans ce post daté du 29 août 2021, il laisse entendre que «nous devons enseigner aujourd’hui à nos enfants ce que nous voudrions qu’ils soient demain». «Ce que nous n’avons pas fait hier nous rattrape aujourd’hui ; ce que nous ne faisons pas aujourd’hui nous rattrape demain. Ce qu’il s’est passé à Okondja n’est pas nouveau», a-t-il fait savoir, tout en relevant qu’il a lui-même été plusieurs fois victime «des comportements analogues».

L’ancien dirigeant du Rassemblement national des bûcherons (RNB) puis du Rassemblement pour le Gabon (RPG), cite les villes de Franceville, Mouila, Dibwangui, Lebamba, Moabi, Tchibanga, Oyem et Bitam, comme des localités où il été victime de ces comportements, «au grand silence de tout le monde». Il prend le soin d’indiquer que face à ses «souffrances», «personne n’avait réagi pour dire que le Gabon était un et indivisible et que chaque Gabonais pouvait librement émettre son point de vue politique partout au Gabon, à condition de le faire en dehors de toute forme de violence». «Pas plus à cette époque que maintenant, on n’a enregistré une réaction d’une autorité politique : ministre, gouverneur, député, préfet, sous-préfet», regrette-t-il.

Ancien maire de Libreville avant sa participation à plusieurs gouvernements, la plupart du temps en tant que Vice-premier ministre, Paul Mba Abessole conclut par ce propos : «ce que nous avons vécu en 1990, en 1993 et en 1998 de négatif, si nous ne l’avons pas dénoncé, nous rattrapera, cette fois-ci». «Si nous ne dénonçons pas les travers présents, ils nous rattraperont dans quelques années. Indiquons clairement à nos enfants aujourd’hui ce que nous voudrions qu’ils soient. Tu veux la paix, prépare-la dès cet instant», a-t-prévenu.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Giap EFFAYONG dit :

    Qu’il aille au diable,ce poltron.

    • Serge Makaya dit :

      Toi, ta libération du Gabon c’est par la violence et le sang ? A NtareNzame!Je ne partage pas ton point de vue sur le père Paul M ba Abessole.La violence ne va pas résoudre la crise politique gabonaise. Pour y arriver, l’unique bonne solution est que les filles et fils de se pays(du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest) se mettent d’accord pour dire aux Bongo et Valentin(ainsi qu’à leur maître qu’est la francafrique) SA SUFFIT.ON VEUT LIBERER NOTRE PAYS DE SA LÉTHARGIE. POUR Y ARRIVER, NOUS DEVONS D’ABORD REFUSER LES POTS DE VIN, MAIS AUSSI NOUS DÉBARRASSER DE NOS ÉGOS. TOI MÊME Y COMPRIS MON FILS GUAP EFFAYONG…
      Bonne journée à toi.

  2. Maxime Renombi dit :

    Au Gabon nous savons qu’il y a des voix autorisées à dénoncer et d’autres vouées au silence. Celles dont l’expression est permise y vont d’une manière timide et ne parviennent pas à fédérer les énergies latentes de ceux qui n’ont pas de tribunes.
    Pour aller plus loin, j’aimerais savoir si tout le monde a la même définition de ce qu’est la dérive. Cogitons… Où allons nous?

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