HABANA

Au village Mebé, à 11 kilomètres du district d’Etéké, dans la province de la Ngounié, le 6 décembre 2020, Guy-Parfait Nzokou, vengea l’assassinat de sa fille de 2 ans, décapitée par un habitant du village qu’il a également tué à l’aide d’un chevron. Arrêté pour ce crime, il a été jugé non-coupable par la Cour d’appel criminel de Mouila, le 31 mai dernier, lors de sa session criminelle ordinaire pour l’année judiciaire 2020-2021.

Malgré la mort infligée au meurtrier de sa fille de 2 ans, un homme a été acquitté à Mouila, à cause des circonstances atténuantes. © D.R.

 

La Cour d’appel criminel de Mouila, siégeant le 31 mai dernier en session criminelle ordinaire pour l’année judiciaire 2020-2021, a jugé et tranché l’affaire Guy-Parfait Nzokou. Une affaire de meurtre ou plutôt de vengeance d’un père qui n’ayant pas supporté la mort par décapitation de sa fillette de 2 ans, et pris d’hystérie, avait asséné des coups de chevron mortels au meurtrier. A l’issue de ce procès, il a été jugé non-coupable de crime de meurtre et mis en liberté.

L’affaire remonte au 6 décembre 2020. Selon l’Union, ce jour-là, au réveil, Guy-Parfait Nzokou constatant qu’il manquait du lait pour prendre le petit déjeuner s’est rendu à la boutique. Derrière lui, sa femme s’occupant des enfants a été sollicitée par une voisine pour la réparation d’un panier. Pendant ce temps, Alain Sylvain Pape Mouandza, connu pour ses frasques dans le village en profitera pour enlever l’enfant de deux ans.

A la découverte de l’absence de l’enfant, la maman va d’abord entamer les recherches avec d’autres voisins, avant que le père n’en soit alerté. Malheureusement, une autre fillette du village indiquera avoir vu passer Pape Mouandza avec l’enfant au dos. Sauf qu’après les recherches, l’on découvrira l’horreur. La tête de l’enfant se trouvait dans un sac de farine, ensanglanté.

Pris de stupeur, la raison s’étant évanouie, son sang n’ayant fait qu’un tour, le père de la fille saisira un chevron et assommera le meurtrier qui cherchait à s’enfuir. Ce dernier rendra l’âme à la suite de cette vengeance du papa meurtri.

C’est cette affaire qui a été jugée par la Cour d’appel criminel de Mouila. Au terme du procès, alors que la famille de Pape Mouandza avait refusé de se constituer en partie civile, puisque connaissant le caractère de leur enfant qui, violent, n’hésitait pas à frapper sur sa maman ; la Cour a opté pour l’acquittement et la libération du mis en cause.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. ZOKOUAS dit :

    enfin un jugement équitable. et que faites vous des commanditaires?

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