TATIE

À trois ans de la date initiale prévue pour la prochaine présidentielle au Gabon, les partis politiques membres de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE) devraient se réunir dans les prochaines semaines à Libreville. Sans nul doute qu’ils renouvelleront leur confiance et leur soutien à Ali Bongo, jusque-là «candidat naturel» de cette majorité pour la prochaine échéance électorale.

Ali Bongo est jusque-là le «candidat naturel» de la majorité pour la prochaine présidentielle au Gabon. © Photo de la campagne électorale de 2016

 

À l’approche de 2023, le Parti démocratique gabonais (PDG) n’entend pas se laisser surprendre. La formation politique au pouvoir est déjà à pied d’œuvre pour préparer cette échéance électorale majeure au cours de laquelle l’opposition devrait vraisemblablement aller en rangs dispersés, à moins d’une entente à la dernière minute comme en 2016. À la Maison du Parti à Louis dans le 1er arrondissement de Libreville, l’éventualité d’un accord in extremis n’est pas envisageable. Trop risqué, y compris pour l’image du parti.

Ainsi, il y a quelques mois, le secrétariat exécutif a entrepris de lancer une consultation de ses différents alliés, par ailleurs soutiens d’Ali Bongo. Le secrétaire général Eric Dodo Bounguendza a en effet confié la mission à Éloi Nzondo. Et depuis juin dernier, le secrétaire général adjoint 2 du PDG, chargé des Relations avec les partenaires politiques et associatifs, et de la veille de l’environnement politique rencontre les responsables des partis signataires de la charte de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE). Il a déjà échangé avec Jean-Boniface et Nicole Assélé du Centre des libéraux réformateurs (CLR), les responsables du jeune parti Restauration des valeurs (RV) de Tony Ondo Mba ; le président de Conscience et Action citoyenne (CAC), Florentin Moussavou ; le président du parti Les Sociaux Démocrates Gabonais (SDG), Juste Louangou Bouyomeka.

L’objectif de ses rencontres présentées à première vue comme des «prises de contacts», c’est l’organisation dans les prochaines semaines de la «Convention de la Majorité». Prévues à Libreville selon toute vraisemblance, ces assises devraient aboutir sans surprise au renouvellement par les participants de leur confiance et soutien à Ali Bongo. Le président de la République en fonction fait d’ailleurs déjà office de «candidat naturel» du PDG et donc de la majorité pour l’élection présidentielle prévue en 2023. Ce devrait être la «convention», le pacte signé au cours de ce futur conclave.

 
GR
 

8 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Oui l’opposition s’entend toujours à la dernière minutes. La première balle au pied sera de dire aux gabonais de ne pas aller se faire enregistrer pendant que les pedegistes enregistrent leurs électeurs. La deuxième balle sera un appel au boycott avant de se résoudre à participer aux élections après s’être saboté. Le boycott ne payera jamais aller aux front. Plus les gabonais de l’opposition votent nombreux plus l’équation de la fraude est difficile pour les pedegistes.

    • Isabelle dit :

      Il y aura toujours fraude. L’expérience de 2016 doit nous servir de leçon. Et de toutes façon, ce n’est pas vrai pour Ali Bongo. Je crois aussi qu’il est bien mort ou sans l’incapacité de gouverner désormais. Donc ils vont positionner l’inexpérimenté Nourredine que Sylvia Bongo et le roi du Maroc voudraient à tout prix à la tête du Gabon. A moins que Sassou Nguessou joue ka carte de Junior, le fils de sa fille avec Omar Bongo.

      Question: quand allons-nous finir avec cette famille ?

  2. Serge Makaya dit :

    N’y allez surtout pas en 2023. C’est peine perdue. Même avec un seul candidat de l’opposition, ils vont toujours vous avoir. Le Maroc soutien Nourredine Bongo.La France peut-être aussi. N’Y ALLEZ PAS SVP. JE VOUS EN SUPPLIE, N’Y ALLEZ PAS. A Ntare Nzame !!!

  3. Serge Makaya dit :

    Peuple gabonais, il faut te réveiller. Si cette famille Bongo reste encore au pouvoir, nos enfants et petits enfants vont continuer à souffrir comme nous. Epargnons les de telles souffrances en dégageant définitivement ces Bongo du pouvoir au Gabon. DÉFINITIVEMENT. A Ntare Nzame !!!

  4. beka dit :

    Je serai toujours abasourdi par la manière dont l’élite gabonaise construit notre pays : tous les projets, comme ici, sont conjugués au futur avant de sombrer définitivement dans l’oubli. Il faut reconnaitre que dans de tels cas, il s’agit surtout de projets d’intérêt collectif. Mais lorsque l’objet dudit projet touche directement à cette élite, là, il se concrétise quoique conjugué de la même manière. C’est pourquoi je peux penser que M. Ali Bongo étant toujours le Distingué Camarade Président (DCP) du Parti Démocratique (PDG) au pouvoir et, en même temps, le Président de la République, Chef de l’Etat en fonction, il est tout à fait inutile de nous informer qu’à environ trois ans et demi de la prochaine élection présidentielle, il va être encore soutenu par sa « majorité républicaine et sociale pour l’émergence » (MRSE), car cela va de soi… Et il s’agit d’un grand secret de polichinelle.

    Mais alors, avec ou sans cette MRSE, le DCP ne voudrait-il pas prendre part à cette compétition ou alors, après les propos fracassants ou dérangeants d’un député français, s’agirait-il de préparer mentalement ces partis « alliés » à tout changement de paradigme au sommet du parti de masse, comme par exemple, l’histoire étant incorrigible, l’adoubement du fils d’Ali Bongo à la place de son père ? Car on sait par habitude, que c’est celui qui se trouve aux commandes de ce parti qui en devient automatiquement le représentant naturel à toute élection majeure, comme celle à laquelle le PDG entend déjà se préparer.

  5. François dibala dit :

    Il faut que le Gabon puisse continuer à construire le Maroc et résoudre les problème de la France. Ou va n’autre or, Diamant et autres ? Nous sommes un pays dirigé par 2 autres pays en plus. C’est pour koi ils vont continue le maintient au pouvoir d’un légumes dont le sans identité qui ce proclame fils veux aussi dirigé comme si c’est la cour du roi peteau. Petit, il faut allé revendiquer le trône de ton père au Marco. Tu vois bien que ton petit frère est entrain de le prendre. Vous qui dire être fort dans le djobi, Mouiry et d’autres. Pour koi vous ne déclenché pas pour évacué ces Oiseau de mauvaises augure.

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