Sur le plateau de « Ça se passe ici » de Télé Africa le 8 janvier, Régis Massimba, animateur vedette, dit le Quizz Master Régis Iboga Power a annoncé la fin de sa carrière d’animateur télé. La cinquantaine révolue, l’homme dit vouloir laisser la place à la nouvelle génération. Pour autant, il ne lâche pas le micro. Après 27 ans dans l’animation, il dénonce les traitements infligés aux animateurs. Ceux-ci passeraient pour des acteurs de seconde zone.

Le Quizz Master Régis. © D.R.

 

Régis Massimba dit le Quizz Master Régis Iboga Power se retire du petit-écran. Du « Bhat power show » à « Ça se passe ici », l’homme a fait les beaux jours du petit écran gabonais et a participé au rayonnement de la chaîne Télé Africa. C’est d’ailleurs sur cette chaîne et sur le plateau de « Ça se passe ici », sa dernière émission en date, qu’il a annoncé le 8 janvier sa retraite. «J’estime que j’ai fait mon temps. A certains endroits où je passe, j’entends des chuchotements : Weah! Régis c’est bon là, il faut penser déjà aux jeunes», a-t-il déclaré.

«Ça fait 17 ans que je fais une émission qui s’appelle « Ça se passe ici ». Je pense qu’après 17 ans, on a tout fait. On a fait le tour, on a parlé de tous les sujets, on a parlé de tout le monde et ça commençait à devenir redondant, l’émission n’avait plus le peps d’antan», a argumenté le Quizz Master Régis qui veut céder la place aux jeunes. «Je pense même que les gens regardaient l’émission parce c’est Régis qui la présentait, si Régis n’était pas là on zappait. Donc, la sagesse a voulu qu’il vaut mieux partir et garder quelque chose de positif plutôt que d’essayer de continuer et de tout gaspiller», a-t-il expliqué. La fin de l’émission est annoncée pour le 29 janvier. Régis Massimba se plaint également du traitement infligé aux animateurs.

Animateur, travailleur de seconde zone ?

Le Quizz Master Régis. © D.R.

«Pour quelqu’un qui a plaqué ses études pour faire de la communication, pour faire l’animation, qui n’a vécu que de ça depuis 30 ans, il n’est pas employé, il n’a pas de retraite, il n’a rien», C’est une aventure difficile à vivre pour ce self-made man qui a interrompu ses études pour suivre sa passion. «Comment va-t-il faire pour nourrir sa famille ? Cette question je la retourne aux autorités de ce pays et à ceux qui gèrent les chaînes de télévision et de radio parce que je suis animateur». Si Régis Massimba n’a pas grand chose à envier aux autres, sur le plan matériel, il pose une question fondamentale concernant la carrière des animateurs, souvent considérés comme des travailleurs de seconde zone. Il pense notamment à l’avenir de certains jeunes qu’il a formés durant son passage à la télévision.

«Formé quelqu’un ce n’est pas seulement l’amener à l’école. Je pense pour ma part que j’ai formé beaucoup de personnes et vous n’imaginez pas combien», a-t-il dit. «Il y a certaines personnes qui sont aujourd’hui des directeurs généraux, qui sont passées par mon plateau, il y en a qui sont ministres, qui sont passés par mon plateau. Il y en a qui sont devenus animateurs parce qu’ils ont commencé chez moi», a-t-il ajouté tout de même ravi. Sa fierté après ces années de télévision ? Stéphane Biveghe. «J’en parle toujours, parce qu’il fait partie d’une communauté un peu spéciale. Il est albinos. On ne s’attendait pas un jour à avoir un animateur vedette albinos», s’est-il réjoui.

Encore dans le « game »

Mais à 53 ans et après près de 30 ans dans le domaine de la communication, Régis Massimba ne lâche pas le micro. L’animation, rappelle-t-on, est un domaine vaste. S’il a fait ses classes aussi bien à la radio qu’à la télévision, il l’a également fait sur certaines scènes en tant que maître de cérémonie. C’est d’ailleurs sur ce dernier segment, et pourquoi pas au cinéma, que sa voix pourrait continuer de raisonner. «Il a dit qu’il arrêtait la télévision. Il n’a jamais dit qu’il arrêtait la scène», précise un de ses proches. Surtout que, dit-on, être maître de cérémonie peut rapporter beaucoup d’argent.

Certaines indiscrétions assurent l’avoir vu récemment, après l’annonce de son retrait de la télévision, sur le plateau du tournage d’un film, en tant qu’acteur. Tout porterait à croire qu’il sera encore vu sur le petit-écran, mais autrement.

 

 
GR
 

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