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Le ministre des Sports a informé, le 17 mai sur Facebook, que «la réhabilitation et l’entretien des stades d’Angondjé, de Port-Gentil et d’Oyem se font». Une manière pour Franck Nguéma de rassurer l’opinion qui s’interroge sur le sort de ces infrastructures ayant abrité les matchs de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2012 et 2017. Par ailleurs, le litige avec Eurifinsa concernant le stade omnisport Omar Bongo de Libreville est également en voie de règlement.

Selon Franck Nguéma, la réhabilitation et l’entretien des stades d’Angondjé, Port-Gentil et Oyem (en photo) est en cours. © Facebook

 

Deux semaines après la publication par la Confédération africaine de football (Caf) de la liste des stades homologués pour les éliminatoires de la coupe du Monde 2022, le ministre des Sports a rassuré l’opinion. Selon l’instance faitière du football continental, en effet, seul le stade de Franceville est apte à accueillir les rencontres des éliminatoires, provoquant le tollé des populations qui se demandent ce que sont devenus les stades de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2021 et 2017.

«La réhabilitation et l’entretien des stades d’Angondjé, de Port-Gentil et d’Oyem se font», a donc écrit Franck Nguéma le 17 mai sur Facebook. Selon le ministre des Sports joint au téléphone, un travail de fond est effectué par son département et l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC) pour l’entretien des quatre stades. Rappelant avoir trouvé ces infrastructures dans «piteux état» lors de sa prise de fonction en juin 2019,  Franck Nguema indique avoir «remis de l’ordre et continu le travail. N’eut été la pandémie de Covid on rejouerait sur les quatre stades».

Le stade Omnisport Omar Bongo au centre d’un litige

Selon des sources dignes de foi, le membre du gouvernement est à pied d’œuvre pour régler un litige spécifique sur le stade Omnisport Omar Bongo de Libreville. Eurofinsa avait obtenu le marché de la réhabilitation de ce complexe sportif. Mais en 2016, les chantiers furent arrêtés à cause du non-paiement de l’Etat gabonais. En 2017, le groupe espagnol dénonçait des manquements graves de l’Etat gabonais à ses obligations contractuelles et mettait en demeure le Gabon de payer une facture colossale. Contestant cette injonction, le Gabon demandait, pour sa part, le versement de pénalités pour malfaçons et reliquat fiscal.

Saisie pour ce litige, la Chambre de commerce internationale (CCI) a condamné le Gabon, en 2019, à payer 3,7 milliards de francs CFA de factures impayées. Soit moins que la réclamation d’Eurofinsa qui, pour sa part, doit verser au Gabon plus de 3,8 milliards «que Libreville lui avait au départ versé comme avance de démarrage». Par jeu de compensation, Eurofinsa doit donc au Gabon un peu plus de 130 millions de francs CFA.

«Le règlement du lourd contentieux du chantier du stade omnisports Omar Bongo Ondimba, dont la convention a été signée le 4 juin 2009, est en cours. Nous réussirons à le dénouer avec méthode, organisation et détermination», a conclu au téléphone Franck Nguéma. En attendant cet horizon, tout porte à croire que le Gabon disputera tous ses matchs éliminatoires de la coupe du Monde 2022, à domicile, sur le stade de Franceville.

 
GR
 

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