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Les chefs d’établissements scolaires primaires et secondaires du secteur public ont suspendu les inscriptions pour l’année scolaire 2020-2021. Si la décision s’explique par les nouvelles orientations du ministère de l’Education nationale de limiter les effectifs à 60 élèves par classe, afin de lutter contre le Covid-19, plusieurs questions demeurent tout de même sur le sort réservé aux enfants des agents publics nouvellement affectés.

Les établissements scolaires publics du Gabon ont suspendu les inscriptions pour l’année scolaire 2021-2021.© D.R.

 

À moins d’un mois de la rentrée des classes, les établissements primaires et secondaires du secteur public ont suspendu les nouvelles inscriptions pour l’année scolaire 2020-2021. À travers des notes d’informations publiées le 28 octobre, les chefs d’établissements informent les parents d’élèves désireux d’inscrire leurs enfants de s’orienter ailleurs. Ils motivent cette décision par le nouveau format d’élèves par classe (pas plus de 60) décidé par le ministère de l’Education nationale, en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Si cette raison semble recevable, plusieurs acteurs du secteur éducation s’interrogent sur la pertinence de cette décision. «J’avoue que je ne connais pas les raisons qui peuvent avoir motivé cette décision. Mais je crois qu’elle émane de l’orientation du ministère de l’Education nationale. D’autant que j’ai cru voir un communiqué du ministre qui demandait aux établissements de ne pas procéder aux inscriptions en raison de la pandémie du Covid-19. Donc je crois que les chefs d’établissements sont cohérents avec les orientations», affirme Marcel Libama

Suspension des inscriptions dans les établissements scolaires publics. © D.R.

Un autre syndicaliste, Louis Patrick Mombo, explique la décision par le fait que la plupart des chefs d’établissement assurent les affaires courantes. «La décision s’explique parce que les chefs d’établissements sont des intérimaires. Ils se cachent derrière le fait qu’il y a eu des sanctions contre certains de leurs pairs il y a quelques jours pour avoir procédé aux inscriptions frauduleuses. Pou éviter les mêmes travers, le ministère a donné des nouvelles orientations».

Pour sa part, Marcel Ngoundou, enseignant au Lycée public Paul Emane Eyeghe s’interroge sur les élèves dont les parents sont affectés cette année. «Comment feront les enfants des fonctionnaires affectés dans les localités du Gabon. Dans quels établissements s’inscriront-ils. En prenant cette décision, le ministère a-t-il tenu compte de cet aspect», a-t-il lancé.

Pour répondre à toutes ces interrogations, les services du secrétariat général du ministère de l’Education nationale estiment que la décision répond à la nécessité de réduire les effectifs pléthoriques dans les classes afin de limiter les risques de contaminations au Covid-19. «De plus, dans les prochains jours les autorités prendront les dispositions visant à ne léser personne», a rassuré une source du ministère de l’Education nationale.

 
GR
 

8 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    60 élèves par classe. Pour une classe de quelles longueur et largeur SVP ? Pendant ce temps, les grandes églises sont limitées à 30 fidèles. A Ntare Nzame !!!

  2. Patricia dit :

    60 élèves par classe, es ce un emphi? Donc depuis la il n’y a eu de nouvelles salles de classes construites? 🤔

  3. obouale patricia dit :

    60 par classe? Où sont les écoles construites?

  4. Sedjee dit :

    60 par classe?😳 Ou sont les classes en question ? Ont parle d’école ou contamination de masse.eh Dieu!

  5. Thales dit :

    Comment celà peut être possible avec quelle dimension des salles de classes pour mettre 60 élèves or les églises qui sont vastes vous dites 30 fidèles mais nous ne comprenons plus .

  6. Murphy dit :

    Le gouvernement a pris des mesures là dessus, alors laissez les s’appliquer. Tout ce qu’on a à faire en ce moment c’est d’observer.

  7. Yves dit :

    N’importe quoi un gouvernement qui ne connait pas les realites du pays on verra bien

  8. Tout ce que l’état gabonais a négligé depuis la fondation de ce pays leur rattrape aujourd’hui…

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