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Le président du Syndicat national des enseignants chercheurs et chercheurs, de la section Université Omar Bongo (Snec-UOB), est revenu, le 2 juillet à Libreville, sur son enlèvement quelques jours plus tôt par des individus non identifiés. Mathurin Ovono Ebe n’a pas manqué de traiter de «lâche», le commanditaire de son enlèvement.

Mathurin Ovono Ebe racontant sa mésaventure, le 2 juillet 2021 à Libreville. © Gabonreview

 

Victime d’un enlèvement le 28 juin, le professeur Mathurin Ovono Ebe est revenu sur cet épisode malheureux et douloureux de son existence, le 2 juillet à Libreville. Le président du Syndicat national des enseignants chercheurs et chercheurs, section Université Omar Bongo (Snec-UOB) a révélé que les faits se sont déroulés au niveau du PK15, à Essassa où il réside. Une fois descendu du véhicule de transports en commun, un minibus, aux alentours de 20 heures, il a été appréhendé puis maitrisé par un groupuscule arrivé dans un pick-up.

Après plusieurs minutes de trajet dans le sens PK15-PK12, Mathurin Ovono Ebe sera emmené dans un endroit, dont il ignore la localisation, car encagoulé, pour être cuisiné pendant trois heures de temps à peu près. Toutefois, l’enseignant au département de Littérature africaine a pu apercevoir le luxe de la maison dans laquelle il a été conduit, habitation alimentée en énergie par un groupe électrogène, selon ses dires. «Pour qui roules-tu ?», «travailles pour nous, devions un des nôtres et nous te donnerons beaucoup d’argent», lui aurait notamment lancé un des ravisseurs.

Un des ravisseurs identifié par la victime

N’ayant obtenu gain de cause, les kidnappeurs vont se résoudre à relâcher leur victime après lui avoir promis, fusil sur la tempe et menaces à l’appui, de ne rien révéler sur les détails de sa mésaventure et se faire discret un moment. Mathurin Ovono Ebe a été déposé au niveau du PK14, sous une pluie battante, aux alentours de 24 heures. Il sera assisté par des jeunes qui se trouvaient sur les lieux par hasard, avant d’être rejoint par sa femme et son petit frère. Après cette expérience traumatisante, la victime a entrepris des démarches pour des examens médicaux, car ayant été brutalisé, avant de déposer une plainte contre X, un des ravisseur ayant été identifié.

Selon le président du Snec-UOB, cet enlèvement serait le fait de son combat de syndicaliste. «Je pense qu’on me reproche simplement d’être syndicaliste», a regretté Mathurin Ovono, avant de s’adresser au commanditaire de son enlèvement. «Tu es un vrai lâche. Si tu étais un homme, tu serais venu me voir pour qu’on règle ce que tu me reproche entre hommes. J’ai encore plus de respect pour tes barbouses car du moment où ils m’ont enlevé jusqu’à ce qu’ils m’aient déposé, ils m’ont toujours vouvoyé, c’est une marque de respect», a-t-il déclaré.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. diogene dit :

    Omar est au commande !

    une plainte contre X, un des ravisseur ayant été identifié. Il me semble que la plainte contre X est déposée lorsque l’on ne sait rien des délinquants !

  2. Boali dit :

    Ça ressemble effectivement à une mise en scène;une tentative de dauto cristallisation .

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