HABANA

La Commission gabonaise pour l’Unesco a organisé ce 26 juillet, un atelier de renforcement de capacités sur la méthodologie de réponses aux appels à projets de l’Unesco. L’idée, aider les postulants à mettre toutes les chances de leur côté.

Thierry Nzamba Nzamba présentant le FIDC. © Gabonreview

 

«Nous avons constaté que plusieurs projets soumis à notre appréciation ont souvent des limites», a déclaré Philippe Menene M’Eyi, secrétaire général adjoint de la Commission nationale pour l’Unesco. Face à ce constat, a-t-il souligné, un atelier a été organisé ce 26 juillet pour outiller les postulants, afin qu’à l’avenir leurs projets soient mieux montés et retenus.

«Les projets ont des rubriques qu’il faut respecter», a déclaré André Pierre Ngawandji, consultant du ministère de la Culture et des arts. Intervenant sur la gestion des projets, il a donné aux participants quelques clés pouvant les aider à mettre toutes les chances de leur côté. Parmi elles, l’identification des objectifs, des conséquences et des parties prenantes ; la description des activités, des moyens à mettre en œuvre ; l’établissement d’une liste de ressources et du budget du projet.

André Pierre Ngawandji (au centre), lors de son exposé. © Gabonreview

«Il ne faut pas exagérer parce que souvent lorsqu’un projet est conçu, il n’y a pas de cohérence entre toutes les rubriques. Il faut être réaliste en tenant compte des moyens disponibles», a indiqué André Pierre Ngawandji. Selon lui, il est attendu des candidats, des projets qui survivent lors du retrait des partenaires. Ce qui implique la satisfaction de certaines conditions. «Or, très souvent ceux qui ont des projets n’ont pas toujours toutes les compétences. Quand un projet est rejeté par une organisation, c’est que le projet ne répond pas aux canons» a-t-il commenté, invitant les participants à l’atelier à faire mieux. D’autant que l’Unesco met à disposition des fonds permettant à certains acteurs de mettre en œuvre leurs projets. Notamment, le Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC), institué dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention pour la promotion de l’expression culturelle dite Convention 2005.

Les Gabonaises rarement retenus pour le FIDC

Quelques participants à l’atelier du 26 juillet. © Gabonreview

D’une valeur de 100 000 dollars (environ 55 millions de francs CFA) il est lancé chaque année au mois de février et clôturé au mois de juin. Il est destiné au soutien des acteurs culturels aussi bien de la société civile, que de l’Etat qui soumettent des candidatures pour en bénéficier. «Nous avons observé que beaucoup de candidatures gabonaises ne sont pas toujours retenues», a fait savoir Thierry Nzamba Nzamba du Bureau Unesco Libreville. A en croire son propos, le rejet des candidatures s’explique surtout par une méconnaissance des procédures au niveau de la soumission des projets. «C’est pourquoi la Commission nationale pour l’Unesco et le bureau de l’Unesco à Libreville, se sont mis ensemble pour renforcer les capacités des acteurs culturels qui peuvent être éligibles à ce fonds» a-t-il indiqué, soulignant que l’enjeu est d’aider les postulants à présenter des candidatures crédibles et de meilleure qualité.

«C’est une expérience que nous avons déjà réalisée», a-t-il dit. Sur 4 ans, a-t-il ajouté, il a été observé que quelques projets commencent à se distinguer, ouvrant la possibilité pour les candidats gabonais d’être financés par ce fonds destiné aux projets dans la musique, le design, le théâtre, les arts du spectacle, le Slam ou encore le conte. «Le FIDC ne finance pas par exemple, tout ce qui est activité liée au tourisme culturel, au patrimoine immatériel, au patrimoine mondial», a déclaré Thierry Nzamba Nzamba mettant en exergue quelques restrictions. Cette année, 2 candidatures gabonaises sont en cours d’évaluation. «On avait souhaité avoir une dizaine de candidatures mais on n’a pas atteint ce taux. Cela nous pousse donc à continuer le renforcement des capacités et on voit bien qu’il y a une amélioration en termes de qualité» a-t-il souligné, relevant que en 10 ans, seuls 120 projets issus de 60 pays ont été retenus dans le cadre du FIDC.

 
GR
 

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