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Bien que disposé à protéger les personnes vulnérables sur son territoire, le Gabon est en quête d’un financement de ses partenaires et donateurs privés pour lui permettre de réagir efficacement dans la gestion de la migration mixte et la lutte contre la criminalité transnationale.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits de l’Homme et de l’Égalité des Genres, Erlyne Antonela Ndembet Damas, au forum des Migrations de New York. © D.R

 

Terre d’accueil pour plusieurs candidats à la migration, le Gabon enregistre un flux migratoire de près de 300 migrants par mois. Pour faire face à ce phénomène, le pays sollicite l’aide financière de ses partenaires et donateurs privés, pour matérialiser les mesures prises dans le cadre de la protection des personnes vulnérables sur son territoire.

Le plaidoyer a été fait le 19 mai dernier, par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits de l’Homme et de l’Égalité des Genres, Erlyne Antonela Ndembet Damas, au forum des Migrations de New York.

En effet, l’État gabonais est confronté, depuis des décennies, à une longue et active tradition de mobilité humaine, traduite par un vaste mouvement migratoire qui trouve son fondement dans les catastrophes et l’insécurité dont sont victimes les populations dans les pays voisins, la recherche d’opportunités socio-économiques ou d’un mieux-vivre et la recherche d’un point de transit pour se rendre en Europe. En 2021, le pays a enregistré 752 000 migrants.

Une partie de ces migrants est composée de jeunes, victimes de la traite à des fins d’exploitation domestique et/ou sexuelle, particulièrement les jeunes filles qui sont exploitées comme domestiques ou finissent dans des réseaux de proxénétisme ou des jeunes garçons exploités dans des emplois précaires. «Pour y faire face, le Gouvernement de la République déploie des efforts considérables, conformément aux normes minimales internationales en matière de mobilité humaine et de lutte contre la traite des personnes », a indiqué Erlyne Antonela Ndembet Damas.

Selon la Garde des Sceaux, ce soutien devrait aider à la matérialisation des programmes conjoint MTPF Migration intitulé « Renforcement de la gestion de la migration mixte et lutte contre la criminalité transnationale organisée en matière de trafic d’êtres humains le long des routes maritimes et terrestres du Togo au Gabon» ; et celui financé par l’UNHTFS intitulé «Une approche conjointe de la sécurité humaine pour renforcer la prévention, la protection et l’autonomisation en matière de migration mixte vers le Gabon » et qui est mis en œuvre avec les agences des Nations unies dont l’OIM, le HCR, ONUDC et l’UNICEF.

Cependant, le gouvernement reste confronté à des défis importants, parmi lesquels : la faiblesse des mécanismes de coordination et l’insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières qui empêchent la mise en place d’un environnement protecteur efficient, l’inexistence d’une véritable politique de prévention appuyée sur une coopération entre les pays d’origine, les pays de transit et le pays de destination qu’est le Gabon ; la faiblesse des outils et des services de soutien et de protection dont l’efficacité réside essentiellement dans la collaboration de tous les acteurs nationaux et internationaux.

 
GR
 

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