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Contrairement au discours du gouvernement par l’entremise de la ministre la Justice en charge des Droits de l’Homme qui avait assuré devant l’ONU en février dernier que la gestion actuelle de la crise sanitaire prend en compte le respect de la dignité humaine, la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH) assure qu’elle n’a officiellement jamais été sollicitée sur le sujet depuis plus d’un an, comme si les autorités évitaient toute contradiction au sujet des mesures prises jusqu’à présent.

Étienne Lambert Boundzanga, rapporteur au CNDH. © Gabonreview/capture d’écran Gabon 1ère

 

ErlyneAntonela Ndembet Damas aurait-elle menti lors de la 46e session du Conseil des droits de l’Homme, le 24 février dernier ? Abordant la question de la gestion de la crise sanitaire due au coronavirus, la ministre de la Justice chargée des Droits de l’Homme avait affirmé dans son discours que les mesures prises au Gabon dans le cadre de la lutte contre cette pandémie étaient toutes «conformes au droit international de façon proportionnée et limitée dans la durée». Neuf mois après, saisie par des syndicats de travailleurs et des organisations de la société civile, la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH) semble soutenir le contraire.

Ce mercredi 24 novembre, Étienne Lambert Boundzanga, rapporteur au CNDH, «regrette que la Commission n’ait pas été consultée par le gouvernement pour donner son avis sur la question de la gestion de la Covid-19, en rapport avec les droits de l’Homme». Depuis plus d’un an en effet, les autorités semblent faire fi du respect des droits de l’Homme dans la prise des mesures censées lutter contre le virus.

Aussi, rappelant que le Gabon a ratifié le pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, la CNDH estime-t-elle que le pays ne puisse désormais prétendre ignorer la nécessité pour son gouvernement d’intégrer les principes liés à la préservation de la dignité humaine dans toutes ses actions. «Est-il besoin de rappeler que dans notre pays le dialogue a toujours été un mode efficace de régulation de notre vivre ensemble et qu’il serait bien dommageable que, s’agissant de la gestion d’une pandémie, fût-elle préoccupante en tous points, l’on perde de vue nos réelles capacités d’union et de compréhension mutuelle pour la sauvegarde de la paix sociale ?» s’interroge Étienne Lambert Boundzanga.

 
GR
 

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