Le ministère de la Culture et des Arts, Michel Menga M’Essone a lancé, le 3 mars 2020, à Libreville, le Programme de soutien au renforcement des industries culturelles et créatives (ProSRIC), approuvé en juin 2019, pour une durée de 21 mois.

Remise du rapport périodique de la mise en œuvre de la convention 2005 au Gabon, sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. © Gabonreview

 

Lancement du ProSRIC, le 3 mars 2020. © Gabonreview

Le ministre de la Culture et des Arts a lancé le 3 mars, à Libreville, le Programme de soutien au renforcement des industries culturelles et créatives (ProSRIC). Ce programme a été approuvé en juin 2019, dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Banque d’expertise UE/Unesco sur la gouvernance de la culture dans les pays en développement : appui aux nouveaux cadres réglementaires visant à renforcer les industries culturelles et créatives et la promotion de la coopération Sud-Sud».

Le ProSRIC permettra de structurer les filières des industries culturelles et créatives dans un environnement favorable y compris la prise en compte du numérique et l’approche genre.

«L’objectif de ce projet est de mettre à jour la politique culturelle nationale en intégrant des mesures destinées à développer les industries culturelles et créatives, stimulant l’entrepreneuriat, la création d’emplois, l’intégration du numérique, tout en promouvant l’approche genre», a déclaré la secrétaire générale adjointe du ministère de la Culture, Paulette Moudouma.

Invitant l’ensemble des parties prenantes nationales, acteurs culturels gouvernementaux et de la société civile, à saisir cette opportunité, qu’elle qualifie d’ «association» particulièrement «opportune» entre emploi-entrepreneuriat-autonomisation et femme, pour impacter le secteur culturel gabonais, le représentant de l’Unesco au Gabon a conseillé sur la direction que devront prendre les réflexions avenirs sur l’opérationnalisation de ce programme.

«En traitant de cette question des industries culturelles et créatives, vous devez aller au-delà des sentiers battus que sont : la musique, le cinéma, le livre, la mode et le design. Faites prévaloir votre créativité en tenant compte du potentiel de ce pays», a déclaré Vincenzo Fazzino, estimant que la voie de la culture au Gabon réside peut-être dans «l’association entre le tourisme écologique et culturel, artisanat et économie verte».

Les industries culturelles et créatives se déploient dans un environnement complexe nécessitant une législation, des stratégies, des politiques et des mesures basées sur les objectifs et principes de la Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005). Devenues un moteur et un catalyseur du développement durable, elles génèrent à l’échelle mondiale des recettes annuelles de 2 250 milliards de dollars et représentent 250 milliards de dollars d’exportations. On estime que ces industries emploient près de 30 millions de personnes dans le monde et emploient plus de personnes âgées entre 15 et 29 ans que n’importe quel autre secteur.

Pour le lancement de ce programme dont la durée est étalée sur 21 mois, Michel Menga était en compagnie du représentant de l’Unesco au Gabon, Vincenzo Fazzino, et de l’ambassadrice de l’Union européenne pour le Gabon, Rosario Bento Pais.

 
GT
 

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