Gouvernement : cinq ministres sortent, huit entrent et plusieurs portefeuilles changent de mains
Cinq départs, huit entrées et plusieurs ministères redessinés : le remaniement annoncé ce dimanche 11 octobre 2026 porte le gouvernement de 30 à 33 membres. Hermann Immongault conserve la vice-présidence du gouvernement, tandis que l’Éducation, l’Intérieur, les Travaux publics et l’Énergie changent de titulaires.

Murielle Minkoué Mézui, secrétaire générale de la Présidence de la République, annonce à la télévision, le 11 octobre 2026, la composition d’un gouvernement élargi à 33 membres, marqué par cinq départs et huit entrées. © Capture d’écran / Faceboook
L’Éducation perd son rang de ministère d’État, le Commerce rejoint l’Industrie, et l’Environnement se détache des Eaux et Forêts. Le remaniement décidé par Brice Clotaire Oligui Nguema redistribue les postes autant qu’il redécoupe les responsabilités. Annoncée à la télévision ce dimanche 11 octobre 2026 par Murielle Minkoué Mézui, secrétaire générale de la Présidence de la République, la nouvelle composition associe cinq départs, huit nouvelles nominations et une série de réaffectations.
Tonangoye et Ntoutoume-Leclercq quittent l’équipe
Philippe Tonangoye quitte le ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, désormais confié à Olivier Mouckocko. Camélia Ntoutoume-Leclercq sort également du gouvernement. À l’Éducation nationale et à l’Instruction civique, elle est remplacée par Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, jusque-là chargée du Travail, du Plein emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle. Le portefeuille de l’Éducation ne figure plus au rang des ministères d’État.
Jean-François Ndong Obiang quitte, lui aussi, ses fonctions. Le ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions revient à Aimé Martial Massamba, qui abandonne la Pêche, la Mer et l’Économie bleue. Georges Christian Waza lui succède à ce poste.
Les deux autres départs concernent Lubin Ntoutoume, chargé de l’Industrie et de la Transformation locale, et Armande Longo épouse Moulengui, responsable des Affaires sociales, de la Protection de l’enfance et de la Femme. Leurs anciens portefeuilles sont réorganisés : Emmanuel Eyeghe Nze prend la tête du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation, tandis que Raïssa Nana épouse Ghogho reçoit les Affaires sociales, la Famille et la Protection de l’enfance.
Huit entrants, des Travaux publics à l’Environnement
Outre Olivier Mouckocko, Georges Christian Waza, Emmanuel Eyeghe Nze et Raïssa Nana épouse Ghogho, quatre personnalités rejoignent l’équipe. Lambert Mouvinde Millot est nommé aux Travaux publics et à la Construction, en remplacement d’Edgard Moukoumbi, réaffecté à l’Intérieur.
Axel Jesson Ayenoue prend les commandes du Tourisme durable et de l’Artisanat, jusque-là confié à Marcelle Ibinga épouse Itsitsa. Stephen Olouna Mouba devient ministre de l’Environnement et du Climat, un portefeuille désormais distinct de celui des Eaux et Forêts.
Enfin, Malcom Emery Djenno Ngomand entre au gouvernement comme ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation. Sa nomination porte à deux le nombre de ministres délégués, Marc Abeghe conservant son poste auprès du ministre de l’Économie.
La nouvelle liste ne reprend toutefois plus, pour Marc Abeghe, la mention « chargé du Budget » inscrite dans la composition de janvier. Cette différence d’intitulé ne permet pas, à elle seule, de conclure à la suppression de ses attributions budgétaires.
Intérieur, Travail, Éducation : les réaffectations s’enchaînent
Le départ d’Edgard Moukoumbi des Travaux publics ouvre une succession de mouvements au sein de l’équipe. Nommé à l’Intérieur, à la Sécurité et à la Décentralisation, il remplace Adrien Nguema Mba, qui prend le Travail, le Plein emploi et le Dialogue social.
Ce dernier reprend une partie des responsabilités de Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, désormais à l’Éducation nationale. La Formation professionnelle est détachée du Travail et intégrée au ministère de l’Enseignement technique, de la Formation et du Perfectionnement professionnel.
Ce département revient à Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, qui quitte donc le Tourisme et l’Artisanat. Avec le passage d’Aimé Martial Massamba de la Pêche à la Réforme, cinq membres de l’ancienne équipe changent ainsi de portefeuille tout en restant au gouvernement.
Commerce et Industrie réunis, Environnement et Forêts séparés
Au-delà des changements de titulaires, le remaniement modifie la répartition de plusieurs compétences. Emmanuel Eyeghe Nze dirige un ministère réunissant le Commerce, l’Industrie et la Transformation. Zenaba Gninga Chaning conserve les PME-PMI et l’Entrepreneuriat, mais perd le Commerce.
À l’inverse, les responsabilités auparavant réunies autour des Eaux et Forêts et de l’Environnement sont séparées. Stephen Olouna Mouba reçoit l’Environnement et le Climat. Maurice Ntossui Allogho conserve les Eaux et Forêts ainsi que la gestion du conflit homme-faune.
Le porte-parolat du gouvernement change également de titulaire. Emmanuel Eyeghe Nze reprend cette fonction à Charles Edgard Mombo, qui demeure ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Une direction maintenue, une équipe élargie
Hermann Immongault conserve la vice-présidence du gouvernement. Brigitte Onkanowa reste à la Défense nationale et Ulrich Manfoumbi Manfoumbi aux Transports, à la Marine marchande et à la Logistique, tous deux avec le rang de ministre d’État. Thierry Minko demeure chargé de l’Économie et des Finances.
Comparé à celui du 1er janvier 2026, l’effectif passe de 30 à 33 membres. Ce décompte comprend le vice-président du gouvernement, les ministres d’État, les ministres et les ministres délégués, à l’exclusion du président et du vice-président de la République. Le gouvernement s’élargit donc de trois membres, mais ne compte plus que deux ministres d’État, contre trois en janvier.
















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