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Pour définitivement lever leur mouvement de grève, les personnels de santé ont dit, le 10 mars, attendre une réponse claire du gouvernement quant à leurs revendications. Des négociations sont en cour pour y arriver.

Les syndicalistes lors de la rencontre du 10 mars. © D.R.

 

Le 24 février dernier, la Coalition des syndicats de la santé a lancé un mouvement de grève pour réclamer le paiement de la Prime d’incitation à la performance (PIP) du 2e trimestre 2015, la régularisation des situations administratives des agents, ainsi que la réouverture des écoles de santé de Makokou et Mouila.

Après le durcissement de leur mouvement, les grévistes ont été reçus le 6 mars par le ministre de la Santé pour faire un point de la situation, et particulièrement la question du paiement de la PIP du 2e trimestre 2015. Entretenant à leur tour leurs collègues du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), le 10 mars, les personnels de Santé réunis au sein du Syndicat national des personnels de santé (Synaps) et le Syndicat national des agents d’hygiène publique et d’assainissement (Synapha), ont indiqué que sur 11.780 agents du secteur Santé, 4.701 n’ont pas d’identifiant. Un état de fait qui serait à l’origine du non-versement de la PIP.

L’enjeu est donc d’identifier ces 4.701 agents afin que chacun entre en possession de son dû, et les syndicalistes ont dit devoir travailler avec l’équipe en charge du dossier au ministère de l’Economie et finances pour que ce dossier soit classé. «Tant que cette liste n’est pas épuisée, tant que nous n’avons pas de réponse claire, nous ne lâcherons rien», a dit Serghes Mickal Moundang, le secrétaire général du Synaps. «Il ne faudrait pas qu’ils trouvent en cette situation (Ndlr. Identification des agents) une possibilité de traîner sur ce dossier. Ils veulent qu’on les aide, on va les aider» a-t-il ajouté, soulignant que la PIP pourrait être payée «avant cette fin du mois et sur bon de caisse».

 
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