Grève des enseignants : le calendrier scolaire ajusté, les problèmes de fond toujours posés
La grève des enseignants continue de peser sur l’école gabonaise. Dans un contexte de négociations jugées insuffisantes par les enseignants et face à l’accumulation des retards pédagogiques, le ministère de l’Éducation nationale procède à un réaménagement du calendrier scolaire. Une mesure d’urgence qui, si elle vise à préserver la continuité pédagogique, laisse toutefois entières les questions structurelles à l’origine du mouvement social.

Des élèves du Lycée national Léon Mba de Libreville, ce lundi 2 février 2026. © Min. Education nationale
Le système éducatif gabonais est confronté à de fortes perturbations depuis la reprise des cours en janvier, à la suite des vacances de fin d’année. Les enseignants observent une grève depuis plusieurs semaines pour réclamer la satisfaction de leurs revendications, malgré l’ouverture de négociations avec le gouvernement. Estimant que les efforts consentis restent insuffisants au regard du nombre d’enseignants concernés, les syndicats maintiennent la pression. C’est dans ce contexte de tension sociale et de semaines de cours perdues que le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique a engagé des mesures d’urgence pour limiter l’impact de la crise sur les apprenants.
Le samedi 31 janvier 2026, la ministre d’État, Camelia Ntoutoume Leclercq, a présidé une réunion de travail avec le Comité technique interministériel tripartite, afin de coordonner les actions nécessaires à la reprise effective des cours. Les échanges ont permis de dresser un bilan des activités du Comité technique tripartite, mettant en évidence les avancées enregistrées dans le cadre des discussions en cours, mais également les difficultés persistantes liées au fonctionnement du système éducatif. Parmi les points abordés figure la transmission de 943 fiches bleues destinées aux enseignants des Confessions religieuses, une mesure présentée comme une avancée significative dans la reconnaissance de leur contribution au service public de l’éducation.
Les travaux se sont poursuivis en présence de Séraphine Memine Nzue, Administrateur du programme Éducation au Bureau de l’UNESCO à Libreville. À cette occasion, les experts du secteur ont échangé avec la ministre d’État autour de décisions structurantes, notamment la présentation et la validation d’un nouveau calendrier scolaire. Ce calendrier réaménagé vise à compenser les semaines de cours perdues et à organiser un retour progressif à la normale, dans un contexte où l’année scolaire reste fortement impactée par le mouvement de grève. Les participants ont également validé des mesures de rattrapage pédagogique, destinées à préserver la continuité des apprentissages et à limiter les conséquences sur les élèves.
Néanmoins, si ce réaménagement apparaît comme une réponse nécessaire face aux semaines de cours perdues, il ne saurait, à lui seul, régler les dysfonctionnements structurels qui minent le système éducatif. Notamment, la gestion administrative et salariale à l’origine du mouvement de grève qui perdure. En l’absence d’un accord durable avec les enseignants, ces ajustements risquent donc de rester des mesures conjoncturelles, dont l’efficacité dépendra largement de la reprise effective des cours.
















1 Commentaire
Vive l’Union Des Bouffeurs: Le Gabon est en faillite sinon pourquoi le Gouvernement n’arrive pas à liquider les rappels de solde, la revalorisation des salaires et des pensions retraites?
Dîtes la vérité au peulpe et dégagez tous ces imcompétents et bons à rien qui entouraient Ali Bongo et qui aujourd’hui continuent à sacager le pays en restant au Gouvernement.
Ce sont les mêmess ou quelqu’un de leur famille qui sont toujours là.
On achète une compagnie aérienne, une compagnie pétrolière. Que de gaspillage!
Dîtes-moi un pays européen nanti qui possède une compagnie aérienne ou une compagnie pétrolière.
Et pire encore, on fait des dons avec l’argent du contribuable, on paie des suites à plus de 2400 euros la nuit lors des voyages inutiles en Europe pour des choses dont pourraient bien s’occuper les Ambassades.
Ainsi va le Gabon sous le pilotage à vue
Il faut un changement réel et non pas cette mascarade populiste des années 70 sous Omar Bongo. Pardieu! Nous sommes au XXIème siècle, sans routes ni électricité pour tous et encore moins une éducation digne de ce nom.
Où allons-nous? Et pourtant le peuple gabonais dupe, comme à son habitude, vous a voté à plus de 94 pour cent. La ministre d’Ali Bongo de l’Education Nationale doit démissionner. Soyons sérieux