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Après des semaines de trouble, les hôpitaux et centres de santé publics devraient reprendre un service normal dès cette semaine, les personnels ayant obtenu une garantie quant au paiement de la PIP.

Les leaders syndicaux de la Santé, le 15 août 2014. © Gabonreview
Les leaders syndicaux de la Santé, le 15 août 2014. © Gabonreview

 

Les hôpitaux et centres de santé publics devraient reprendre du service normal dès cette semaine. C’est grosso modo ce qu’ont décidé les agents de santé publique au terme de l’assemblée générale tenue le 15 août dernier au rond-point de la Démocratie à Libreville. Une décision qui fait suite aux avancées jugées positives dans les négociations entamées récemment avec la tutelle, en vue de l’obtention de la Prime d’incitation à la performance (PIP). Ce changement de ton de la part des syndicalistes de la santé est un vif soulagement pour les populations qui n’étaient plus reçues dans les institutions sanitaires publiques.

Ce sont donc les six (6) syndicats, notamment le Synas, le Synaps, le Synassa et l’Upsa qui ont décidé de suspendre le mouvement de grève initié le 6 juillet dernier. Selon le compte rendu fait par les leaders syndicaux à leur base, quelques difficultés et points d’ombre subsistent toutefois dans les négociations, et les syndicalistes n’appréhendent que très mal le suivi de ce dossier par le ministère de la Santé. Raison pour laquelle la présidence de la République se serait «accaparée du dossier en vue de trouver une sortie de crise immédiate», le paiement de la PIP devant vraisemblablement intervenir dans la période du 18 au 24 août prochain.

Toutefois, il a été demandé aux agents de dresser les listes des bénéficiaires, afin de faciliter ledit paiement. Loin d’être dupes, les agents ont quant à eux menacé de reprendre leur mouvement dès le 25 août, au cas où les promesses du gouvernement seraient une nouvelle fois trahies.

 

 
GR
 

4 Commentaires

  1. Guy Rosaire ICKAMBOUAYA dit :

    Je viens juste faire constater que la suspension du mouvement de grève à la Santé est faite par la coalition des syndycats non en grève quoi menés par le Synaps. Et c’est une honte, voire une insulte aux adhérents du Synaps qui n’ont donné aucun quitus au bureau de lever ou moins encore de suspendre le mouvement. Aucun membre n’était présent à la forfaiture montée le 15 Août dernier et qui prend la parole au nom de l’AG. A regarder votre photo ces gens devraient, à defaut de demissionner, avoir honte s’ ils avaient un réel minum de respect pour chacune de leur base. Qu’on ne prenne pas les personnels de santé pour des dupes: un bureau exécutif n’a aucune decision à prendre tout seul. Les textes du Synaps stipulent que seule l’assemblée Générale est souveraine.Si donc d’aventure la prime(P.I.P) n’est pas payée au plus tard, ils auront la responsabilité de l’ire qui montera chez l’ensemble des personnels.

  2. Guy Rosaire ICKAMBOUAYA dit :

    ….la prime (P.I.P)…au plus tard le 24 Aout 2014 comme annoncé,….

  3. le 9 dit :

    c’est valère edzang au milieu????

  4. X factor dit :

    Quelques raisons peuvent expliquer l’état de notre système de santé :

    1-manque d’expertise. ce manque est abyssal. En ORL, par exple on connait le Pr NZOUBA, qui s’est lancé en politique. Il n’a formé aucun autre ORL. Et il s’est tellement éloigné du bloc qu’il en a oublié les pratiques. je pourrais prendre d’autres exemples. La psychiatrie compte seulement 3 specilistes dont le Pr Mboutsou directeur de la CNAMGS et donc n’exerçant plus sa spécialité.

    2- Déficit de formation ; qui s’explique par le 1. car après les études médicales à la fac et l’obtention de doctorat, on ne peut pas prétendre à des études de spécialités sur place au Gabon (meme si certains font un effort mais la formation reste abyssalement lacunaire)

    3- Niveau de compétence le plus souvent médiocre (expliqué par le 1 et le 2)

    3- Salaires minables du personnel soignant qui explique les fuites dans les centres privés ou les medecins et infirmiers sont un peu mieux remunérés

    4- absence de devouement qui s’expliaue par le 3. car tout travail mérite salaire et les medecins il faut le reconnaitre sont mal payés. En Afrique, on dit que la medecine est un metier ingrat….Ce qui n’est pas le cas dans les pays qu’on aspire à ressembler…

    Il m’est arrivé d’emprunter des termes dures et virulents à l’endroit de la politique sanitaire de ABO. Mais après analyse, je réalise que c’est plutot le domaine qu’il chouchoute le plus. En effet, il faut le reconnaitre, il a doté le Gabon d’un hopital militaire moderne. Le CHUL a été refectionné pour repondre aux normes modernes. CHUA et ICL offrent une capacité d’accueil satisfaisant. L’hopital de OWENDo et le prochain CHU de maternité vont offrir un cadre de travail envieux…Et tout cela n’aurait bien sur aucun sens si le gabonais ne pouvais pas avoir accès aux soins. Ainsi, bien que mené avant son arrivée au pouvoir, le projet de la CNAMGS a abouti lors de sous son mendat et permet aujourd’hui à tous les gabonais d’avoir accès à un médécin généraliste pour 7000 fcfa ou un specialiste pour 10.000.
    Le problème de structure ne devrait donc pas se poser. Le problème de bas salaires non plus. Car la CNAMGS reverse aux hopitaux le montant de leurs prestations. Pour un jeune medecin au Urgences du CHUL ou de HIAOBO par exemple, quand il a consulté 20 patients par jour, même si la structure doit recuperer 55 ou 60% de sa prestation, il lui reviendrait de percevoir autour de 3000 par patients et donc près de 60.000 au minimum par jour (1.800.000 fcfa par mois). Aucun jeune médecin ne prétendra avoir touché pareille somme le mois. Où va dons tout cet argent ???????? allez voir où habitent les chefs de nos hopiataux et les chateaux qu’ils construisent dans leurs villages et vous comprendrez…
    Le mal du gabon c le gabonais lui meme

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