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Le ministre en charge de la Promotion des investissements a dirigé une séance de travail ce 5 août pour évaluer les deux premiers mois d’exploitation du guichet numérique de l’investissement (GNI). Entre problème de territorialité et ajustement pour une meilleure adaptation à la plateforme, des solutions ont été préconisées pour le fonctionnement optimal de cette plateforme qui a généré au 30 juillet la création de 1596 comptes, la validation de 1239 dossiers et la délivrance de 438 fiches circuit.

Carmen Ndaot président la séance de travail du 5 août. © Gabonreview

 

Lancé le 2 juin dernier, le guichet numérique de l’investissement (GNI) a généré au 30 juillet, la création de 1596 comptes et la validation de 1239 dossiers après paiement par les opérateurs économiques.  Aucune fiche circuit n’a été délivrée aux sociétés. Dans ce sillon, 137 sont en attente de validation aux Impôts tandis que 16 ont été rejetées et en attente de resoumissions par les opérateurs économiques.

En matière d’entreprises individuelles par contre, 438 fiches circuit ont été délivrées. Dans ce sillon, 511 sont en attente de validation par l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon), tandis que 151 ont été rejetées et sont en attente de resoumissions par les opérateurs économiques. Des statistiques encourageant mais pas satisfaisant, d’autant plus qu’il avait été promis aux opérateurs la délivrance des fiches dans un délai de 72h.

Deux mois après le lancement de cette plateforme en ligne qui permet de créer les entreprises à distance, le ministre en charge de la Promotion des investissements a présidé une séance de travail à laquelle prenaient part l’ANPI-Gabon et ClikPayAfrica, l’opérateur privé ayant conçu le GNI. L’idée était de faire le bilan et d’évaluer cette nouvelle plateforme numérique afin de voir si elle a pu répondre aux attentes de la population cible en matière de création d’entreprises. «Nous avons pu constater que c’est un outil révolutionnaire moderne puisque nous n’avons plus besoin physiquement de nous déplacer pour créer une entreprise et ça c’est quelque chose qu’il faut saluer dans la mesure où ça place notre pays dans le cadre de la création d’entreprise, dans un système de performance», a déclaré Carmen Ndaot. «C’est un outil qui nous a permis d’avoir des statistiques, notamment en matière de création d’entreprises et c’est très intéressant. Par contre, nous avons constaté que sur environ 1200 entreprises qui ont été créées sur une période de 2 mois, seulement 400 ont pu recevoir leurs fiches circuit. Ce qui nous amené à constater des difficultés au démarrage puisque certaines personnes qui ont créé les entreprises en ligne ne sont pas encore en possession de cette fiche-circuit», a-t-elle ajouté.

Problème de territorialité et d’adaptation à la plateforme

Séance de travail du 5 août sur le GNI. © Gabonreview

Entre problème de territorialité et ajustement pour une meilleure adaptation de la plateforme, les goulots d’étranglement ont été identifiés. «Nous avons pu voir que c’est un logiciel qui est nouveau. Comme tout outil nouveau, il y a encore des ajustements à faire et nous avons pu identifier aussi des goulots d’étranglement et c’est dans cette optique que je demandé à l’ANPI qui est en charge de l’implémentation du GNI et de son suivi, de prendre les mesures nécessaires pour pouvoir rapidement pallier ces différentes difficultés», a expliqué Carmen Ndaot.

La délivrance de la fiche circuit, a fait savoir le directeur général de l’ANPI-Gabon, implique plusieurs administrations. Le ministre en charge de la Promotion des investissements a promis de se rapprocher de ses collègues en charge des différentes administrations pour régler les différentes difficultés identifiées lors de la réunion d’évaluation et du bilan de cette plateforme numérique.

 
GR
 

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