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Pourtant fabriquée au Gabon, l’huile Cuisin’Or est l’objet d’une augmentation de prix sur les étals. Indiquant que cette augmentation est pratiquée en violation du cadre réglementaire, le gouvernement a décidé de réorganiser la chaîne de distribution du produit. Il assure avoir identifié les contrevenants qu’il a par ailleurs exclus du circuit de distribution.

Le prix de l’huile fabriquée localement devrait être revu à la baisse. © D.R.

 

Depuis plusieurs mois au Gabon, le bidon de 5 litres d’huile de palme raffinée fabriquée localement (Cuisin’Or) est vendu jusqu’à 9 500 francs CFA contre 4 500 francs CFA il y a 2 ans quand le litre est vendu jusqu’à 2 000 francs CFA contre 1 000 francs CFA les années précédentes. À travers un communiqué, le 21 septembre, le gouvernement, par l’entremise du ministre de l’Économie et celui du Commerce, a dénoncé une hausse pratiquée en violation du cadre réglementaire et au préjudice des consommateurs. Les autorités condamnent une hausse «injustifiée et inacceptable» entretenue par certains grossistes véreux.

Ces derniers auraient volontairement et unilatéralement choisi de déséquilibrer le marché par la rétention d’importantes quantités du produit. Face à cette pratique commerciale qu’il juge déloyale, «le gouvernement décide de réorganiser la chaîne de distribution de ce produit». Ce, par l’exclusion définitive des auteurs contrevenants de tout circuit de distribution. Il exige désormais des opérateurs économiques des commerces de proximité de s’approvisionner uniquement auprès des grossistes retenus.

Dans le Grand Libreville informe le gouvernement, il s’agit entre autres du groupe Ceca-Gadis, Foberd Gabon, Mbolo, Espodis, Établissement Rawani, Codipram, Cedicom et Rolla. Le gouvernement qui rappelle que la nécessité de respecter la réglementation en matière de prix et de gestion de stocks à tous les stades de distribution prévient qu’il «ne tolèrera aucune spéculation sur ce produit sensible de fabrication locale». À en croire le communiqué, des brigades conjointes de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) et de la Direction générale du commerce (DGC) «ont été instruites d’intensifier les contrôles avec fermeté, afin de sanctionner sévèrement tous les contrevenants».

Ce, dans le but de préserver le pouvoir d’achat des ménages. Dans son communiqué, le gouvernement rassure les consommateurs et dit travailler de concert avec Olam Palm et les autres acteurs concernés «pour mettre un terme à ces pratiques qui altèrent de manière substantielle le comportement économique des ménages gabonais». 3 numéros ont d’ailleurs été mis à disposition pour dénoncer les abus. Le 8085 ou par WhatsApp au 061 000 193 pour la DGCC et le 1435 pour la DGC.

 

 
GR
 

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