Sous la plume de l’écrivaine Honorine Ngou, un tout nouveau pamphlet débarque dans les librairies et pointe un doigt accusateur en direction du régime déposé en août dernier et particulièrement des parlementaires majoritairement aux ordres ayant voté la dépénalisation de l’homosexualité en juin 2020.

Honorine Ngou, auteure du pamphlet Homosexualité imposée, Gabon dévergondé. © GabonReview (Montage)

 

Le Gabon s’achemine-t-il vers le retour à la criminalisation des rapports sexuels entre personnes de même sexe comme en juillet 2019 ? Pour l’heure, rien n’est clair. En attendant la nouvelle Constitution, la Charte de la Transition (article 25) actuellement en vigueur se borne à circonscrire le mariage à l’«union de deux personnes de sexes différents» sans interdire explicitement les unions homosexuelles. Une partie de l’opinion n’attend pas moins des nouvelles autorités qu’elles tranchent en faveur du retour à la pénalisation. Honorine Ngou en fait partie.

Son avis, l’écrivaine l’a exprimé à travers un pamphlet récemment présenté au public sous le titre Homosexualité imposée, Gabon dévergondé. «Dépénaliser l’homosexualité, c’est initier les générations futures à s’abreuver dans les coins d’eau d’une pratique sexuelle qui remet en cause l’identité constitutionnelle gabonaise», estime l’auteur qui dit avoir mal accueilli le vote de l’Assemblée nationale, le 24 juin 2020. Pour l’universitaire, votée par la suite au Sénat avant sa promulgation par l’ex-président de la République, cette loi lui est apparue «comme une trahison, un coup de massue, une agression sur un peuple écrasé par toutes sortes de maux».

«Quand on connaît les dangers que présente l’homosexualité et les dérapages qu’elle peut entraîner, on peut se demander pourquoi le gouvernement et les parlementaires gabonais ont embarqué tout le monde dans la dépénalisation active et la promulgation rapide de l’homosexualité», s’interroge par ailleurs l’auteure qui attend une réaction ferme des nouvelles autorités.

En juin 2020, la proposition de loi portant dépénalisation de l’homosexualité au Gabon portée par le Premier ministre de l’époque, Julien Nkoghe Bekale, avait bénéficié du vote de 48 députés. 24 avaient voté contre et 25 s’étaient abstenus. Avant ce vote, les rapports entre personnes du même sexe étaient passibles de six mois de prison maximum et d’une amende de 5 millions de francs CFA.

 

 
GR
 

6 Commentaires

  1. Olibrius Loustic dit :

    Combattre l’homosexualité, c’est comme souhaiter limiter la vitesse du vent !
    Combat ridicule, rétrograde et d’arrière garde.

    Espérons que le Gabon, intelligemment, ne reviendra pas sur cette dépénalisation, et continuera d’assumer sa modernité en défendant les libertés et les minorités.

    D’autres combats, plus importants, plus pertinents, plus intelligents, et plus urgents, sont à mener.

    • Biswe dit :

      Je ne vous fait pas dire!!!

    • Junior KEBA dit :

      Je ne connais pas de quelle nationalité vous êtes, mais allez-y déverser vos pseudo mentalités diaboliquement modernes dans votre pays, car vous et nous ne provenons pas des mêmes civilisations, n’avons guère les mêmes rites et traditions. Ce combat n’est pas le notre au Gabon, cette question ne mérite même pas d’être débattu sur nos tables.
      voilà ce qu’on appelle l’ingratitude, être issu de la création d’un homme et d’une femme mais aujourd’hui fait la promotion d’une démoniaque pratique.

  2. Cash dit :

    Non il ne s agit pas de combattre car c est vieux comme le monde. Simplement il faut continuer à vous peder en cachette dans votre petit coin , ne vous afficher pas en public n en faites pas de promotion et ne revendiquer aucun droit voilà. Continuez à faire ça dans le ⚫️

  3. armand obame ename dit :

    Merci beaucoup. C’est de ça dont il est question. Restez dans le noir et tout ira bien pour vous.

  4. […] is a translation of a brief article in the Gabon Review about Ngou’s anti-gay […]

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