La direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI) a procédé le 20 octobre dernier, à l’éloignement de 106 immigrés clandestins arrêtés à Libreville.

Immigrés clandestins embarquant pour Calabar au Nigéria. © Gabonreview

Immigrés clandestins embarquant pour Calabar au Nigéria. © Gabonreview

 

Les immigrés avant leur départ vers Calabar, le 20 octobre 2015. Gabonreview

Les immigrés avant leur départ vers Calabar, le 20 octobre 2015. Gabonreview

Conformément à la loi 5/86 et au décret 407 portant réorganisation de la direction générale la Documentation et de l’Immigration, pour entrer au Gabon il faut un visa ou, le cas échéant, une autorisation d’entrée ou de sortie délivrée par l’autorité compétente. Pour y séjourner, il faut un titre de séjour. N’ayant satisfait à aucune de ces obligations, 106 immigrés clandestins ont été reconduits vers Calabar au Nigéria d’où ils sont venus moyennant la somme de 350 000 francs par personne, versée aux réseaux de passeurs clandestins. «Je travaillais chez une personne à Lomé qui ne me traitait pas bien. En écoutant l’histoire de la réussite de ma copine au Gabon, je me suis dit que je pouvais aussi réussir en tentant ma chance ici. C’est ce qui m’a conduit à me lancer dans cette aventure qui a pris fin à notre accostage à l’île», raconte la jeune Olani Chinéré.

Parlant des expulsés, le lieutenant-colonel de police Doudou Lengoma indique qu’il s’agit du groupe d’immigrés clandestins appréhendé le 30 août dernier sur l’île Coniquet, en plus de deux membres du réseau de passeurs et des prisonniers ayant purgé leurs peines. «Ils ont été hébergés dans un centre national de rétention administrative qui dispose de toutes les commodités nécessaires à la vie humaine», a-t-il affirmé, précisant : «Le Gabon compte accentuer la lutte cotre l’immigration clandestine par des actions vigoureuses à l’intérieur de son territoire comme aux frontières, pour réduire l’ampleur du phénomène à travers les opérations de reconduite aux frontières tout en procédant à la régularisation pour ceux qui doivent l’être. Tout ceci, dans le respect des normes internationales et instruments internationaux en la matière ».

Les frontières terrestres et aériennes étant très contrôlées, la mer est devenue le passage privilégié des clandestins, malgré les naufrages qui y sont enregistrés régulièrement.

Auteur : Patricia Magninga (stagiaire)

 

 
GR
 

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