Insolvabilité : Libreville veut rapprocher les pratiques africaines et européennes
Les 10 et 11 décembre 2026, la capitale gabonaise accueillera une conférence internationale consacrée au traitement des difficultés financières des entreprises et des particuliers. Les organisateurs entendent confronter les expériences européennes et africaines pour améliorer les mécanismes de prévention et de restructuration.

Me Werner Derijcke, avocat à la Cour de cassation de Belgique et maître de conférences à l’Université catholique de Louvain, le 13 octobre 2026, à Libreville. © Capture d’écran/Gabon 1ère
Le Gabon s’apprête à accueillir un rendez-vous consacré à un enjeu central de la vie économique : la capacité des entreprises à surmonter leurs difficultés financières. Le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a reçu le 13 octobre 2026 les organisateurs de la Conférence internationale Afrique-Europe sur l’insolvabilité, prévue les 10 et 11 décembre à l’Université internationale de Libreville Berthe et Jean.
Conduite par Me Werner Derijcke, avocat à la Cour de cassation de Belgique et maître de conférences à l’Université catholique de Louvain, la délégation a présenté les objectifs de cette rencontre. Universitaires, magistrats, avocats, économistes, entrepreneurs et décideurs sont attendus pour réfléchir aux moyens d’anticiper les défaillances et de favoriser le redressement des structures viables.
Prévenir plutôt que liquider
Au cœur des échanges figure la confrontation entre les pratiques européennes et le droit de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). L’ambition est de dépasser une approche exclusivement judiciaire de l’insolvabilité pour examiner les dimensions économique, juridique et stratégique des difficultés rencontrées par les entreprises.
Pour les organisateurs, la prévention constitue un levier essentiel. Détecter précocement les difficultés permettrait de limiter leurs conséquences sur les créanciers, les salariés, les partenaires commerciaux et, plus largement, l’activité économique.
L’enjeu concerne également les particuliers confrontés à l’impossibilité de rembourser leurs dettes. Les discussions devraient ainsi porter sur des réponses conciliant efficacité des procédures, responsabilité des débiteurs et traitement humain des situations de surendettement.
En accueillant cette conférence, le Gabon entend contribuer au dialogue entre deux espaces juridiques et économiques. Reste à traduire les réflexions attendues en propositions concrètes susceptibles de renforcer les dispositifs de prévention et de restructuration.
















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