HABANA

Paru en septembre 2014 aux Editions Ndzé, «L’amère saveur de la liberté, la paix des braves» est un subtil voyage dans l’histoire du Gabon, qui vient clore une trilogie pleine de rebondissements.

Jean Divassa Nyama et son dernier ouvrage. © Facebook
Jean Divassa Nyama et son dernier ouvrage. © Facebook

 

Motivé par une volonté de relater quelques grands faits de l’histoire du Gabon, particulièrement celle de l’époque coloniale, rythmée par des conflits de toutes sortes, l’écrivain Jean Divassa Nyama vient de boucler la trilogie débuté en février 2013, dans laquelle il goûte «l’amère saveur de la liberté» des autochtones. Après avoir relaté les faits d’armes de Mavouroulou, chef de la révolte à Mocabe entre 1904 et 1908 dans le premier roman sous-titré «La révolte», ainsi que dans le 2e consacré au récit de «La guerre» de 1909, tous 2 parus aux Editions Ndzé (Cameroun), le lauréat de nombreux prix littéraires s’est plus ou moins posé dans la province du Woleu-Ntem. Là, l’œil avisé de l’écrivain s’est porté sur le journal intime du père Jean Obame, frère du 1er président gabonais Léon Mba et demi-frère de Jean-Hilaire Aubame, député représentant le Gabon sous la 4ème République.

«L’amère saveur de la liberté,  la paix des braves». © Gabonreview

«L’amère saveur de la liberté, la paix des braves». © D.R.

Si le dernier roman de la trilogie, sous-titré «La paix des braves» se joue entre 1907 et 1913, la lecture du roman historique révèle une certaine originalité contenue dans les 2 précédentes œuvres, qui allient fiction et réalité. Un choix de style que l’auteur dit assumer parfaitement. Comme pour trancher avec d’éventuelles critiques de la part des historiens pur jus. A cet effet, comme les 2 premiers livres de la trilogie, l’œuvre contient 2 récits imbriqués. Le premier est un roman historique proprement dit, axé sur «la vision gabonaise des guerres coloniales» étendue sur 6 chapitres, et le second, intitulé «Intermezzo» est directement inspiré des archives plus ou moins officielles allant de 1900 à 1913, marquant l’ère coloniale. Une façon de «donner le point de vue réel et souvent contradictoire des colonisateurs», indique l’éditeur.

Ainsi, «La paix des braves», par le biais du regard d’un jeune étudiant, Ulabe, de retour au pays pour y préparer son mémoire d’études, est l’histoire de la conquête par les Français du Woleu Ntem et de l’Okano. Le lecteur est conduit sur les mêmes traces que le jeune héros en quête de documents relatant la conquête du nord du Gabon, à l’époque de la domination allemande. Aussi, du village Mocabe à Lambaréné avec l’arrivée d’Albert Schweitzer au Gabon, en passant par Ndjolé, Lalara et Mitzic, l’histoire des Fang est décrite sous l’angle de l’appréciation coloniale quand, de l’autre côté, un prêtre mène une sorte de campagne dans l’objectif d’éviter les affrontements qui découleraient de l’invasion de la région en prêchant pour la paix.

 

 
GR
 

1 Commentaire

  1. EFRY TRYTCH MUDUMUMBULA dit :

    Merci à Jean Divassa Nyama pour cette trilogie qu’il nous offre. J’ose croire que le peuple gabonais apprécie tout autant que moi, ce magnifique cadeau.

    Cordialement

    E.T.M

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