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Magloire Aboghe Ondo placé sous mandat de dépôt le 30 novembre 2004 pour vol qualifié et incendie volontaire, puis condamné à 15 ans de prison ferme par la Cour criminelle le 16 février 2006, a été libéré le 10 novembre. Il aura passé 17 ans en prison dont deux années de détention abusive.

La détention ne fait du bien à personne, encore moins lorsqu’un détenu a fini de purger sa peine mais demeure maintenu à tort derrière les barreaux. © D.R.

 

La détention ne fait du bien à personne, encore moins lorsqu’un détenu a fini de purger sa peine mais demeure maintenu à tort derrière les barreaux par ceux qui sont censés le protéger. C’est l’histoire de Magloire Aboghe Ondo, l’un des 18 détenus dont les peines ont expiré actuellement mais sont maintenus à la maison d’arrêt de la capitale.

Incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis le 30 novembre 2004 pour vol qualifié et incendie volontaire, puis condamné à 15 ans de prison ferme par la Cour criminelle le 16 février 2006, Magloire Aboghe Ondo devait sortir de prison le 30 novembre 2019. Malheureusement à cette date, il est surpris d’apprendre du greffier de la prison centrale de Libreville qu’un second mandat de dépôt avait été émis à son encontre le 21 octobre 2005, par le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Libreville, pour vol qualifié. Ce qui prolongera son séjour de deux ans en attendant la clarification de ce coup de théâtre.

«Tout au long de son séjour en milieu carcéral, il n’avait jamais été convoqué ni par le procureur de la République ni par un juge d’instruction pour répondre d’un autre délit. Ce mandat de dépôt ne lui a jamais été notifié. Bien pire, il n’a jamais été conduit devant le doyen des juges d’instruction qui avait émis ce prétendu mandat de dépôt pour un interrogatoire, comme le commande le Code de procédure pénale en la matière. Et tout cela a duré 17 ans… », a  indiqué l’ONG SOS prisonnier Gabon qui rapporte les faits.

Contactés par Magloire Aboghe Ondo, en février 2021, les membres de l’ONG SOS prisonniers Gabon vont se mobiliser pour tirer au clair cette affaire. Ils ont travaillé sur la base d’un tableau répertoriant les détenus oubliés par l’administration pénitentiaire. Ce tableau indique les noms des détenus, les dates de mandat de dépôt, les motifs d’incarcération, les dates d’audiences, les peines, et la date de sortie. Après des recherches auprès du tribunal ; des échanges avec des procureurs de la Cour d’appel de Libreville et l’intervention du ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas, l’ONG SOS prisonniers Gabon a pu obtenir l’ordre de mise en liberté de Magloire Aboghe Ondo. Ce dernier a quitté la prison centrale de Librille le 10 novembre dernier.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Pitié ‘ revoyez votre système judiciaire car nous sommes des humains.

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