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Cinq mois après sa disparition, l’oncle de Rinaldi Abagha Ngoua qui est présenté comme le principal suspect nie toujours avoir participé au rapt supposé du garçon de trois ans au village Abé-Eba, à Bitam. L’affaire, devenue «complexe», a été retirée au procureur de la République d’Oyem au profit du juge d’instruction.

Lancée au lendemain de la disparition de Rinaldi Abaga, 3 ans, l’enquête piétine cinq mois après. © D.R.

 

De l’aveu du procureur de la République d’Oyem, l’«affaire Rinaldi», du prénom du garçon de trois ans porté disparu depuis le 12 janvier 2020 au village Abé-Eba, à Bitam, s’est davantage compliquée ces derniers mois. Faisant office de principal suspect, Arsène Lewis Bekui Ebang, l’oncle du jeune disparu, continue de clamer son innocence. À en croire le procureur de la République d’Oyem, dans une interview ce mardi 16 juin au quotidien L’Union, le présumé kidnappeur aurait coupé tout contact avec sa famille et même avec les enquêteurs dès lors qu’il savait que tout l’accusait.

Et depuis qu’il a été placé sous mandat de dépôt, le jeune oncle «n’a toujours pas reconnu les faits qui lui sont reprochés», indique Rodrigue Ondo Mfoumou, qui ne nie plus la complexité de l’affaire entre l’unique suspect qui refuse d’avouer et l’enfant qui reste introuvable cinq mois après. Conséquence : c’est désormais au juge d’instruction de poursuivre l’enquête.

Or, rappelle le procureur de la République à Oyem, «lorsque le juge d’instruction est saisi d’une affaire, le procureur de la République en est dessaisi automatiquement».

Aux dernières nouvelles, des témoins auraient vu le petit Rinaldi au Port-Môle, à Libreville, en compagnie d’un homme et d’une femme.

 
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2 Commentaires

  1. m.h dit :

    Donc ces témoins qui ont vu Rinaldi ont juste regardé ses vêtements hein? ils n’ont pas chercher à signaler

    • bill ngana dit :

      Vraiment ! Ils détiennent une information aussi capitale dans une affaire de rapt d’enfant dont la vie est menacée, ils se contentent d’observer les faits et passent leur chemin ? Ils auraient dû ne rien dire, car c’est à cela que correspond leur curieuse attitude.

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