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L’un des principaux objectifs de la table ronde organisée depuis ce lundi 16 novembre dans la capitale française vise, selon le président de la Commission de la Cemac, à «desserrer la contrainte de l’endettement de nos États» en privilégiant les accords de partenariats public-privé en vue du financement des projets intégrateurs de l’Afrique centrale.

Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac, le 16 novembre, à Paris. © Com. Cemac

 

Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac (au milieu), le 16 novembre, à Paris. © Primature-Congo

La table ronde de la Cemac a démarré ce lundi à Paris. Au programme jusqu’au mardi 17 novembre : présentation des 11 projets intégrateurs de l’Afrique centrale nécessitant un financement en vue de leur matérialisation dans les meilleurs délais. Pour Pr Daniel Ona Ondo qui sait que les conclusions de cet évènement sont vivement attendues par les chefs d’État de la sous-région, l’un des principaux objectifs de ces travaux est d’alléger le poids des six États membres qui se sont fortement engagés ces huit derniers mois auprès des bailleurs de fonds internationaux pour faire face à la pandémie du coronavirus.

Aussi, le président de la Commission de la Cemac indique-t-il que cette table ronde est un appel lancé au secteur privé, dans le cadre des accords de partenariats public-privé que la délégation espère faire signer dans la capitale française. Le but, a expliqué l’ancien Premier ministre gabonais lors du webinaire consacré à l’évènement, le 22 octobre dernier, est de «desserrer la contrainte d’endettement de nos Etats et leur permettre d’avoir un développement intégré, émergent au bénéfice des populations».

Dans son discours prononcé lundi lors de la cérémonie d’ouverture de la table ronde, Pr Daniel Ona Ondo a réitéré : «Le secteur privé nous parait être le canal le mieux approprié pour une allocation optimale des ressources et par ailleurs, face aux contraintes d’endettement qui imposent de nous consacrer à la restauration de la viabilité des finances publiques et de l’endettement, nos États ont fait le choix des investissements directs nationaux et étrangers pour accompagner leurs efforts de développement et de transformation structurelle de nos économies.»

«La plupart des projets présentés à l’occasion de notre table ronde sont prédestinés aux partenariats publics-privés pour lesquels nous avons dans la sous-région des exemples patents de réussite de ce mode de financement des infrastructures», a précisé le président de la Commission de la Cemac. Selon lui, face au taux d’endettement des États et à la nécessité d’accélérer l’intégration dans la sous-région, l’ambition des dirigeants est de «permettre au secteur privé de devenir le moteur de la croissance inclusive et durable» de l’Afrique centrale.

 
GR
 

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